samedi 13 janvier 2018

Des jours sans fin - Sebastian Barry
























Des jours sans fin

de Sebastian BARRY
Traduction de Laetitia DEVAUX

Chassé de son pays d’origine par la Grande Famine, Thomas McNulty, un jeune émigré irlandais, vient tenter sa chance en Amérique. Sa destinée se liera à celle de John Cole, l’ami et amour de sa vie.
Dans le récit de Thomas, la violence de l’Histoire se fait profondément ressentir dans le corps humain, livré à la faim, au froid et parfois à une peur abjecte. Tour à tour Thomas et John combattent les Indiens des grandes plaines de l’Ouest, se travestissent en femmes pour des spectacles, et s’engagent du côté de l’Union dans la guerre de Sécession.
Malgré la violence de ces fresques se dessine cependant le portrait d’une famille aussi étrange que touchante, composée de ce couple inséparable, de Winona leur fille adoptive sioux bien-aimée et du vieux poète noir McSweny comme grand-père.
Sebastian Barry offre dans ce roman une réflexion sur ce qui vaut la peine d’être vécu dans une existence souvent âpre et quelquefois entrecoupée d’un bonheur qui donne l’impression que le jour sera sans fin.



(Source : Éditions Joëlle LOSFELD)





Sebastian Barry,

né le 5 juillet 1955 à Dublin, est considéré comme l’un des principaux auteurs irlandais contemporains. Il a été récompensé par de nombreux prix : régulièrement sélectionné pour le prestigieux Man Book Prize, il est aussi le seul auteur à avoir remporté à deux reprises le Costa Book of the year, pour ce titre et pour Le testament caché en 2008. Tous ses précédents romans ont été traduits aux Éditions Joëlle Losfeld.





Grybouille,



Ce livre : une aventure humaine à travers une époque de construction pour les États-Unis d’Amérique, la seconde moitié du 19ième siècle.

Magnifiquement écrit, un style plein qui a su me prendre du début de l’histoire jusqu’à la dernière ligne. Des descriptions soignées, dans l’action comme dans les paysages, qui mettent en valeur le parcours des personnages.



Mister Sebastian BARRY nous livre là un moment d’écriture qui vous interpellera sur les relations humaines. Cette volonté de vivre tous les instants qui nous sont proposés, bons ou mauvais, d’avancer, de construire, d’aimer…



Des territoires immenses, des modèles de sociétés très différents, des modes de vie rudes où l’humain doit s’adapter au risque d’être brisé, tout y est dépeint avec un réalisme d’une très grande qualité.



Et que dire des personnages ? Hors normes, des aventuriers de leur temps qui vivent avec ce que l’époque leur propose.



Le parcours du peuple irlandais y est bien décrit depuis leur pays d’origine, où des conditions de vie effroyable les poussent à fuir pour rejoindre les côtes américaines.

« 4 semaines de traversée avec que de  l’eau à boire…à l’arrivée des morts, des mourants et des squelettes dans les cales du bateau. »

Des guerres indiennes, à la guerre de sécession, en passant par la vie dans les villes en pleine expansion de cette nation qui se cherche, le sort des Irlandais du Kerry y est intimement lié.



Thomas et John c’est l’histoire d’une rencontre, sur la route, la faim, la misère et un jour sur la vitre d’un saloon « Cherche garçons propres », le début de l’aventure pour deux jeunes adultes de 17 ans.

De la petite histoire à la grande Histoire… Superbe.





Les personnages,



Thomas McNulty, la vie en Irlande le pousse à 12 ans à monter clandestinement dans un cargo pour fuir,  « …des gosses qui cherchaient à survivre… »

John Cole, à 12 ans seul sur les routes, une grand-mère indienne, le meilleur « ami » de Thomas.

Le sergent Wellington, un salopard.

Le major Neal, un humaniste.

L’épouse du major, Lavinia, « …une truite dans le courant… l’incarnation du mystère féminin… »

Celui-Qui-Domptait-Les-Chevaux, le Chef sioux.

Winona, « Elle s’observe avec délice dans le miroir. Qui suis-je, maintenant ? », 9 ans, rescapée des guerres indiennes, « Elle a un rire comme un ruisseau qui coule dans la prairie d’été. »

McSweny, vieux poète noire dans le rôle du grand-père adoptif mais « …au vu de son grand âge, de ne pas partir trop longtemps. Je dis que j’en prends bonne note. » Thomas.

Bien sûr de nombreux personnages viennent apporter leur contribution à cette aventure, à vous de les découvrir…





Mais aussi,



Andersonville, premier centre concentrationnaire de l’histoire ?

L’univers des spectacles dans les saloons « …l’illusion du beau sexe…tout çà dans la bienséance… »

Les grands espaces « Le crépuscule approche, et Dieu recouvre lentement son œuvre d’un tissu noire effiloché. »

Les guerres indiennes « Les débris de l’innocence se consument dans votre poitrine comme une braise en provenance du soleil lui-même. »

Les champs de bataille « Tout le monde considérait qu’on valait rien…les reins ceints d’armes, on va s’efforcer de rattraper le temps perdu. »

La vie dans les corps de troupe

La création d’une famille

La vie dans une exploitation agricole

L’esprit de vengeance

L’amitié

L’Amour véritable énergie créatrice



Vous cherchiez un roman pour débuter du bon pied la nouvelle année ?

Et bien le voici… Livré à temps par Mister Sebastian BARRY, aux Éditions Joëlle LOSFELD.



Une dernière chose,

Bonne et heureuse année 2018 à Tous



3 commentaires:

  1. Et dire que je ne l'ai toujours pas sorti de ma PAL... Du coup, ça risque fort d'être le prochain roman que je vais lire, une fois le Nathann Hill terminé.
    PS : Pour une fois, la couverture française dépasse de loin celle de la version originale.

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  2. Bonne année Grybouille, je compte bien lire ce livre :-)

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  3. Voilà de quoi commencer une belle année de lectures, en effet.

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