dimanche 18 août 2019

L'Homme de Constantinople - J.R. Dos Santos


















L’HOMME DE CONSTANTINOPLE
Traduction : Adelino Pereira

Quelle est cette force qui peut porter un homme jusqu’aux sommets du pouvoir ? Comment un jeune Arménien, né peu avant le déclin de l’Empire ottoman et les prémices du génocide, a-t-il pu devenir l’homme le plus riche du monde, régnant sur le monde naissant du pétrole pendant plus d’un demi-siècle ? Et pour quelle raison cet homme d’affaires intraitable, surnommé « Monsieur 5 % », devient-il le plus grand collectionneur d’art de tous les temps ?
Alors qu’il est sur le point de rendre l’âme, c’est à son fils que ce multimillionnaire si secret va tenter d’expliquer ce qui l’a toujours fait avancer. Cette question qui l’a poursuivi toute sa vie et qu’il pose une dernière fois : « Qu’est-ce que la beauté ? ».
Inspiré de la vie de Calouste Gulbenkian, L’Homme de Constantinople relate le parcours exceptionnel de cet Arménien méconnu qui a pourtant régné sur la géopolitique mondiale – et consacre définitivement J.R. dos Santos comme l’un des grands auteurs contemporains.

Journaliste, reporter de guerre, présentateur vedette du 20H au Portugal depuis plus de vingt-cinq ans, J.R. dos Santos est l’un des plus grands auteurs européens de thrillers. Avec sa saga Tomás Noronha qui compte aujourd’hui 7 volumes et qui s’est traduite en 18 langues, il s’est fait connaître en France avec La Formule de Dieu, vendue à près de 500.000 exemplaires.
L’Homme de Constantinople est son premier roman historique traduit en français.

Grybouille,

Surprise !
C’est ce qui me vient en tête en commençant cette chronique.

José Rodrigues dos Santos, nous le suivons depuis son premier roman.
 Alors, oui ! Ce livre est une grosse surprise. L’auteur sort de sa zone de confort, et entraine le lecteur dans un roman historique.

« Qu’est-ce que la beauté ? »
Krikor  Sarkisian reçoit un lègue bien énigmatique par son père…

Les Sarkistan une famille Arménienne qui vit en Turquie.
Vahan Sarkisian, issu de la communauté Chrétienne de Trébizonde, commerce dans le monde des tapis de luxe, un père exigeant qui demande pas moins que l’excellence de son fils.
Veron, son épouse, ne dit-on pas que « derrière chaque grand homme, il existe une femme d’exception ». Veron est une épouse avisée et pleine de bon sens.
Kaloust leur fils, né en 1869, est le premier à subir le poids de la réussite.

Vahan qui n’aura de cesse que de pénétrer le pouvoir turc pour faire des affaires. 
Une opportunité ?  Le kérosène, cette huile minérale qui est amenée à remplacer les bougies…
Cette affaire lui est apportée par Salim Bey, un turc proche du pouvoir.

L’empire Ottoman, un monde de bakchich, des harems, de pachas turcs… où les arméniens, des « dhimmis » sont considérés comme des citoyens de second ordre.
Très tôt, Vahan va se rendre compte que son père, tout puissant qu’il est, doit se plier au pouvoir turc et « baiser la main que tu ne peux couper ». 
La solution ? Aller vivre à Constantinople, la capitale, vivre protégés par la présence des résidents occidentaux…
Kaloust, un fils qui cherche la reconnaissance de son père. Pour Kaloust ce sera les études, les premières affaires dans le grand bazar...
Du Robert Collège de Constantinople, puis Marseille où l’éveille des sens l’attend et enfin Londres où la famille finira par émigrée, ce sera un parcours initiatique sur le chemin de la réussite.

Une volonté à toutes épreuves et une soif de vivre farouche…

« La valeur d’un homme n’est pas supérieure à la valeur de ses ambitions. »
« Nul n’arrive dans ce monde sans remplir les poches des gouvernants. »
L’homme, « Et comme la chance attire la chance et l’argent attire l’argent, eh bien il a aussi découvert du pétrole sur ces terres ! »
« L’art n’est pas quelque chose qui existe naturellement dans le monde, il s’agit plutôt d’une création humaine… L’homme devant Dieu ? »
« L’expérience de la beauté nous pousse à croire que le monde a un but… »

Page 290,

« La lune était sereine et jouait sur les flots.
La fenêtre enfin libre est ouverte à la brise,
La sultane regarde, et la mer qui se brise,
Là-bas, d’un flot d’argent brode les noirs îlots»  de V.H
Ca s’est de l’art…

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une belle lecture dans ce roman qui vous fera découvrir une autre facette de Maitre José Rodrigues dos Santos.
Le style est bien présent, le plaisir aussi…




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