lundi 18 juin 2018

Sept ans de silence - JoAnn Chaney

Lu en : V.F.
Traduction : Isabelle Maillet
Résumé : Sept ans après la découverte, sous son garage, de trente-trois cadavres, Jacky Seever, ancien notable de Denver, patiente dans le couloir de la mort. Mais son nom refait la une des journaux lorsque trois femmes de son entourage sont retrouvées mortes, assassinées dans des conditions qui rappellent le modus operandi de Seever, jusque dans certains détails pourtant tenus à l’abri de la presse. L’ancien tandem de flics qui a coffré Seever se reforme en urgence, tandis que le journal local réengage la pétulante Sammie Peterson, pour couvrir l’enquête à laquelle elle avait donné un tour décisif. Malgré leurs souvenirs traumatiques, voilà ces trois-là plongés de force dans une affaire effroyable pas tout à fait inédite. Quant à Gloria, la fragile épouse de Seever, elle est à nouveau harcelée par la presse et la police…




Chronique : Avec ce premier roman, JoAnn Chaney fait une entrée fracassante sur la scène littéraire !
 
Sept ans de silence est un polar passionnant. J'ai tout simplement dévoré ce livre où se déploie tout le talent d'une grande romancière. 

Ce roman possède une grande force narrative. En effet la romancière décide de raconter l'histoire sept ans après l'arrestation d'un tueur en série. Sept années écoulées et pourtant les effets se ressentent encore sur la vie de toutes les personnes impliquées par l'enquête. 

Ajoutons à cela que trois femmes sont retrouvées mortes, trois femmes tuées avec le même modus operandi que les victimes du tueur en série.

L'auteure réussit avec brio à nous dépeindre ce qui a été et ce qui est. On fait connaissance avec le passé des personnages pour mieux comprendre leur présent. Les êtres ont changé, ils sont pour la plupart déchus, brisés et solitaires. Des protagonistes complexes, riches et très intéressants; j'ai été véritablement fascinée par ces personnages.

JoAnn Chaney est une romancière talentueuse car elle réussit à la fois à développer l'aspect psychologique et l'aspect social de son livre tout en gardant un rythme effréné, ce livre se lit en apnée, on ne peut le lâcher avant la dernière page tournée !

En définitive, Sept ans de silence est pour moi un des meilleurs polars de ce début d'année !



Piège conjugal - Michelle Richmond

Lu en : V.F.
Traduction : Karine Lalechère
Résumé : Alice, ancienne rockeuse reconvertie en avocate, et Jake, psychologue, s’aiment, l’avenir leur appartient. Pour leur mariage, un riche client d’Alice leur offre un présent singulier : l’adhésion au « Pacte ». Le rôle de ce club très select ? Garantir à ses membres un mariage heureux et pérenne, moyennant quelques règles de conduite : décrocher systématiquement quand le conjoint appelle, s’offrir un cadeau tous les mois, prévoir une escapade trois fois par an… mais surtout, ne parler du Pacte à personne. Alice et Jake sont d’abord séduits par l’éthique, les cocktails glamour et la camaraderie que fait régner le Pacte sur leur vie… Jusqu’au jour où l’un d’eux contrevient au règlement. Le rêve vire au cauchemar. Mais, l’adhésion au Pacte, c’est comme le mariage : pour le meilleur… et pour le pire.




Chronique : Piège conjugal est un thriller addictif, un page turner implacable et très efficace !

Avec ce roman, je découvre la plume de Michelle Richmond et une chose est sûre : cette romancière a le don pour mettre en place une intrigue maitrisée et passionnante.

Le gros point fort de ce livre repose sur cette atmosphère angoissante, sur ce stress omniprésent qui prend de plus en plus d'envergure au fur et à mesure de la lecture. On ressent véritablement une tension qui monte crescendo jusqu'à son paroxysme.

Dès le départ, j'ai adoré l'idée sur laquelle se fonde toute l'histoire : un cadeau de mariage empoisonné. Une adhésion au Pacte qui serait la garantie d'un mariage solide et heureux. Dans les premiers temps le système semble idéal puis le rêve devient cauchemar... Ce livre a su me faire penser -dans une certaine mesure- au film The Game avec Michael Douglas et Sean Penn.

Ce livre se lit d'une seule traite du fait d'une écriture très rythmée mais aussi grâce à des chapitres courts et percutants. Je n'ai pas pu lâcher ce livre, ayant des doutes permanents, me demandant constamment comment tout cela pouvait se terminer.

En plus de l'aspect "thriller", Piège conjugal permet aussi au lecteur de se questionner sur l'institution du mariage, sur la société. Le seul bémol pour moi repose sur cet effet de précipitation au cours du dénouement, j'aurais aimé un final plus développé.

En définitive, Piège conjugal est un thriller original et captivant.


Je sens grandir ma peur - Iain Reid

Lu en : V.F.
Traduction : Valérie Malfoy
Résumé : Un garçon et une fille, dans une voiture lancée à travers la campagne enneigée. Il est absorbé par la route, elle est perturbée par des souvenirs brumeux, ainsi que par d’incessants appels provenant de son propre numéro. Parfois, ils parlent. S’aiment-ils ? Quelques heures plus tard, les voilà attablés face à leurs hôtes, ses parents à lui, dans une ferme reculée. La maison est glaciale, la mère se plaint d’entendre des voix, le couple stocke au sous-sol des peintures inquiétantes. Le fossé entre les deux amants se creuse, sous le poids de tous les non-dits. Et il y aussi cette angoisse, qui a point et ne cesse de grossir, jusqu’à ce que se produise l’innommable…







Chronique : J'avais hâte de lire ce roman noir au résumé intrigant et pourtant la rencontre n'a pas eu lieu.

Tout le long de ma lecture j'ai été dubitative, perplexe et je ressentais de surcroit un sentiment de malaise. Je sens grandir ma peur est un roman qui instaure un sentiment désagréable du fait de cette ambiance assez malsaine qui monte au fil des pages.

Même si j'aime lire des romans sombres, j'ai trouvé que celui-ci avait un côté morbide, pernicieux. On se sent pris au piège et pour cela l'auteur réussit parfaitement à atteindre son but. 

J'aime oublier mon quotidien, j'aime plongé entièrement dans une lecture mais celle-ci n'a su susciter que des émotions négatives, que des sentiments relativement nocifs. Je n'avais qu'une envie : que le livre se termine.

Je ne suis pas une "âme sensible", j'ai lu et vu des histoires d'une grande noirceur mais celle-ci possède un autre bémol non négligeable : l'absence de fil conducteur. On arrive à deviner assez vite la fin mais l'histoire manque cruellement d'approfondissements, il n'y a pas véritablement d'histoire pour moi, il n'y a pas d'intrigue.

En définitive, une déception pour ce roman noir, j'ai été heureuse de le reposer après la dernière page tournée.


mercredi 13 juin 2018

Les Enfants du fleuve - Lisa Wingate

Lu en : V.F.
Traduction : Aude Carlier
Résumé : Memphis, 1939. Par une nuit pluvieuse, Rill Foss, douze ans, et ses quatre frère et sœurs sont enlevés par des inconnus. Emmenés loin de la péniche familiale et des bords du Mississippi, jetés dans un orphelinat, les enfants réalisent bien vite qu’ils ne reverront plus leurs parents. La mystérieuse Société des foyers d’accueil du Tennessee vient de sceller leur sort à tout jamais.
Caroline du Sud, de nos jours. Avery Stafford, jeune avocate épanouie à qui tout semble sourire, est de retour dans la ville de son enfance. Lors d’une visite à sa grand-mère, cette dernière tient un discours étrange qui remet en cause toutes ses certitudes. Quelle est vraiment l’histoire de sa famille ? D'où vient-elle ? Troublée, Avery commence à enquêter...





Chronique : J'avais repéré ce livre en VO lorsqu'il avait été élu meilleur roman historique 2017 par la communauté Goodreads. J'ai donc été très heureuse de le découvrir en VF grâce aux éditions Les Escales !

Après avoir terminé ce roman, je comprends parfaitement l'engouement qu'il a suscité. En se basant sur des faits réels, Lisa Wingate nous livre une histoire tragique et magnifique à la fois.

La romancière met en place une construction narrative classique et efficace où on alterne le présent et le passé. Le présent avec Avery, une jeune avocate qui va découvrir que l'histoire de sa famille cache de nombreux secrets. Le passé avec Rill, une jeune enfant du fleuve qui va être enlevée avec son frère et ses sœurs.

Si le début met un peu de temps à démarrer c'est pour permettre au lecteur de faire plus ample connaissance avec ces deux héroïnes à la fois semblables et différentes. Deux êtres qui vont être confrontés à des choix et qui vont devoir avancer envers et contre tout. 

Avec une écriture d'une grande beauté, Lisa Wingate nous plonge au cœur d'une intrigue passionnante, dramatique et forte. J'ai été particulièrement touchée par l'histoire de Rill, par son courage et son sens du sacrifice afin de toujours venir au secours de sa fratrie. 

Alors que nous approchons de l'été où les romans historiques sont particulièrement appréciés pour la période, je ne peux que vous recommander de découvrir ce roman terriblement émouvant.

En définitive, j'ai adoré ce roman historique, Lisa Wingate a un don incontestable et j'ai hâte de lire ses prochains romans.



La Terre des morts - Jean-Christophe Grangé

Chronique de : SCARLETT
Résumé : Quand le commandant Corso est chargé d’enquêter sur une série de meurtres de strip-teaseuses, il pense avoir affaire à une traque criminelle classique.
Il a tort : c’est d’un duel qu’il s’agit. Un combat à mort avec son principal suspect, Philippe Sobieski, peintre, débauché, assassin.
Mais ce duel est bien plus encore : une plongée dans les méandres du porno, du bondage et de la perversité sous toutes ses formes. Un vertige noir dans lequel Corso se perdra lui-même, apprenant à ses dépens qu’un assassin peut en cacher un autre, et que la réalité d’un flic peut totalement basculer, surtout quand il s’agit de la jouissance par le Mal.





Chronique :


« On retrouvait avec lui la puissance organique de la peinture, la sublimation bouleversante, touche après touche, de la réalité par le pinceau.»

Mes dernières lectures de Monsieur Grangé s’intitulaient Lontano , Congo Requiem , et portaient déjà dans le titre des voyages inoubliables. J’avais vraiment, vraiment aimé ce duo de romans qui mêlait aventure , thriller, et personnages foisonnants. Et me voici donc avec le dernier opus de l’auteur qui s’intitule « La terre des morts ».

L’histoire débute par la découverte d’une jeune femme Sophie Sereys morte défigurée et ligotée. On apprend que celle-ci travaille comme stripteaseuse dans une boite le Squonk. L’enquête piétine et est confiée par la responsable de la BC à un de ses chefs de groupe préféré Corso.

Voilà le décor est planté et on plonge dans le milieu de la nuit, des boîtes spécialisées dans le striptease, et du porno hard.

On chemine aux cotés de Stéphane Corso, chef de groupe donc à la BC , ancien toxico , flic en plein divorce et qui doit se battre pour obtenir la garde de son fils Thaddée. Corso est né sous X  et cela lui colle à la peau, il se sent toujours marginal, isolé, abandonné et il « purifie » ses accès de rage, de violence et ses attirances sexuelles par des prières et une flagellation morale. C’est un homme plutôt torturé, complexe.

Dans son équipe de flics, il y a Barbie , nerveuse, brillante dans ses déductions et qui seconde efficacement Corso ainsi que Nathalie alias Stock une femme empathique envers autrui et puis Ludovic un trentenaire fan de rugby et de rencontres éphémères avec une patience à toutes épreuves ; enfin Krishna le « mec de bureau » , le procédurier du groupe. Catherine Bompart la responsable de la brigade criminelle est quant à elle, le sponsor de Corso en quelques sortes, son mentor.

A côté de son équipe, on croise aussi  Emiliya , son ex qui cache sous un physique gracieux et un job en vue , des pratiques sexuelles très perverses.

Et puis du « mauvais coté »  il y a Sobiesky, ancien délinquant et criminel, qui après 17 ans de prison devient la coqueluche du milieu artistique parisien pour ses peintures puissantes, dérangeantes. C’est un être complexe qui devient très vite le suspect n°1 de Corso et de son équipe.

Ce thriller est composé de trois parties écrites avec des phrases brutes, qui collent parfaitement au milieu dans lequel évolue l’enquête. Jean-Christophe Grangé a su insuffler aussi une dose d’humour décalé qui porte parfois le lecteur à sourire malgré le glauque et le sombre univers du roman.

On voyage dans Paris et la banlieue, on suit Corso à Madrid, en Angleterre et en Autriche.
L’auteur nous parle du shibari ,cet art japonais des cordes sur le corps. Il nous parle aussi beaucoup de peinture, des couleurs, de la puissance artistique, de Goya et de ses Pinturas rojas.

C’est un livre qui se lit facilement, un bon policier qui personnellement ne m’a pas enthousiasmé autant que les précédents. J’ai trouvé l’univers un peu convenu mais l’écriture et l’intrigue de Monsieur Grangé reste malgré tout un vrai plaisir.

« Nous ne sommes pas de l’être, Corso, mais du temps. Une simple durée sur Terre.»






mardi 12 juin 2018

Les Fantômes de Manhattan - R.J. Ellory























Les Fantômes de Manhattan
de R.J ELLORY
traduction de Claude DEMANUELLI et Jean DEMANUELLI

Et si un livre détenait les clés de votre existence ?
Annie O’Neill, 31 ans, est une jeune fille discrète. Elle tient une petite librairie en plein cœur de Manhattan, fréquentée par quelques clients aussi solitaires et marginaux qu’elle. Son existence est bouleversée par la visite d’un nommé Forrester, qui se présente comme un très bon ami de ses parents, qu’elle... Annie O’Neill, 31 ans, est une jeune fille discrète. Elle tient une petite librairie en plein cœur de Manhattan, fréquentée par quelques clients aussi solitaires et marginaux qu’elle. Son existence est bouleversée par la visite d’un nommé Forrester, qui se présente comme un très bon ami de ses parents, qu’elle n’a pratiquement pas connus. L’homme est venu lui remettre un manuscrit. Celui-ci raconte l’histoire d’un certain Haim Kruszwica, adopté par un soldat américain lors de la libération de Dachau, devenu ensuite une des grandes figures du banditisme new-yorkais. Quel rapport avec l’histoire intime d’Annie ? Et pourquoi le dénommé Forrester est-il si réticent à lui avouer la vérité ? Lorsqu’elle lui sera enfin dévoilée, celle-ci sera plus inattendue et incroyable que tout ce qu’elle a pu imaginer.

Conteur hors pair,
R. J. Ellory retrace ici le récit d’un demi-siècle plein de bruit et de fureur. Cette nouvelle variation sur son thème favori, la répercussion de l’Histoire sur les trajectoires personnelles, est cette fois bien différente de ses ouvrages précédents, ne serait-ce que grâce à son héroïne, qui donne au récit une nostalgie et une douceur inaccoutumées. Des événements passés qui viennent à la rencontre du présent, une vie volée, une vengeance, Les Fantômes de Manhattan n’est pas sans rappeler par ses thèmes et son ampleur Il était une fois en Amérique de Sergio Leone.

(Source : Les éditions SONATINE)

Grybouille,

Il a débarqué, après ce qui est toujours une trop longue absence… Et j’ai retrouvé l’auteur de « Seul le silence » et « Vendetta », cela valait le coup d’attendre. Il est revenu…
Depuis 2008, l’année de la découverte pour le p’tit Duc, Mister R. J. Ellory est, en dehors de ses talents d’écrivain, un musicien, un photographe, mais par dessus tout un homme qui reste disponible pour ses lecteurs. Une belle personne, rencontrée une première fois à Montpellier il y a quelques années...






Pour ce roman nous allons suivre la « quête » d’Annie O’Neil.
Cette jeune femme de 31 ans, tient une librairie à Manhattan. Sa mère Madeline, maintenant disparue, lui a inculqué des principes tel que : « Une place pour chaque chose, et chaque chose à sa place », en  l’absence de son père Franck qui a disparu lorsqu’elle avait 7 ans.

La vie d’Annie ? Ses livres, ici dans Lincoln Street, avec ses habitués et son meilleur ami qui est aussi son voisin, Jack Sullivan.
Jack est un ancien reporter de guerre de 55 ans qui lutte contre ses démons à l’aide de l’alcool. Toujours disponible,  « … il avait conclu un marché, fait une promesse, et, foi de Sullivan, personne ne pourrait dire qu’il n’avait pas de parole. »

La mélancolie la gagne, sans compagnon dans sa vie, c’est maison, dodo, boulot, jusqu’à la semaine où deux personnages débarquent dans sa librairie et aussi dans sa vie.

Un vieux monsieur, Robert Franklin Forrester, qui lui apporte des lettres provenant de la correspondance entre son père et sa mère… «… j’ai connu votre père, autrefois… »
Mais ce n’est pas tout, il lui confie un manuscrit qui débute par la naissance de Josef Kolzac en 1901 sur les bords de l’Oder, non loin de Cracovie…

Quasiment en même temps, David Quinn, 35 ans, un client énigmatique se présente à la librairie. Séduisant, il travaille pour une agence d’assurance spécialisée dans les catastrophes maritimes. Pour une jeune femme qui vit dans un désert affectif, est-ce l’homme qu’elle attend ?
Mais « Il était là…et c’était amplement suffisant. »

Pour Annie, c’est le réveil et le début de sa nouvelle vie… « La fille de quelqu’un. J’étais la fille de quelqu’un.»

Voilà, je n’en dirai pas plus au sujet de l’histoire, hormis que la construction, l’écriture, l’architecture et le rythme sont une très belle réussite. Pour ma part, j’ai retrouvé l’auteur de « Seul le silence » pour mon plus grand plaisir.

C'est un formidable livre qui tient toutes ses promesses. À la fin (particulièrement de la page 445 à la page 447), j’ai pleuré tellement la chute est bien amenée. Et je ne serai pas le seul, foi de p’tit Duc.. .

Des passages que j’ai particulièrement aimés, et qui donne bien le ton du roman. Mais sans les attribuer à leurs auteurs, sinon cela serait trop facile :

« Les histoires ne sont rien de plus que des histoires… »
« Le savoir, c’est le pouvoir… »
« Son destin, on se le forgeait, bon ou mauvais, voire ni l’un ni l’autre, et le sort c’était ce que les faibles accusaient quand les choses tournaient mal. »
« …deux âmes noires sœurs qui ont une revanche à prendre sur cette société… »
« Les morts ne dénoncent jamais les morts… c’est la règle la plus simple qui soit. »
Et
« … seul le silence lui répondrait. »


Je vous conseille, sans aucune retenue, la lecture de ce merveilleux roman qui porte la marque d’un Maitre du genre, j’ai nommé Mister R. J. Ellory.




lundi 11 juin 2018

Baby Doll - Hollie Overton

Lu en : V.F.
Traduction : Françoise du Sorbier
Résumé : La nouvelle vie de Lily Riser commence un soir d’hiver glacial. Seulement vêtue d’un pyjama, elle passe la porte. Elle serre sa fille dans ses bras. Et se met à courir. Loin de la cabane dans la forêt, loin du père de Sky, de cet homme qui l’a séquestrée pendant huit ans et qui, pour la première fois, n’a pas fermé la serrure. Lily est libre, mais ce n’est pas pour autant que leur calvaire est fini. L’enlèvement et les sévices qu’elle a subis ne l’ont pas seulement marquée à vie, sa disparition a aussi détruit sa famille – surtout sa soeur jumelle qui ne s’est jamais remise de sa disparition. Tous tentent tant bien que mal de reconstruire un avenir, sans se douter qu’ils vont être à nouveau mis à rude épreuve.
Depuis sa cellule de prison, le ravisseur de Lily compte bien punir sa Baby Doll pour sa désobéissance…





Chronique : Avec un résumé aussi fascinant, j'avais hâte de me plonger dans ce thriller ! Verdict ?

Ce premier roman est une réussite. Hollie Overton apporte un regain d'originalité aux thrillers propres aux disparitions/séquestrations. Tout le long de ce livre il y a une ambiance angoissante qui entraîne le lecteur dans une lecture effrénée, une menace pesante qui amène le lecteur à faire défiler les pages.

Ce n'est pas un thriller classique, loin de là. Ne vous attendez pas à des scènes d'action toutes les deux pages mais à une atmosphère très addictive, à des révélations intelligentes et surprenantes, à une intrigue bien ficelée. Hollie Overton a le don de rentrer dans la tête de ses personnages, de faire monter le stress du lecteur et aussi de jouer avec nos propres peurs.

L'aspect psychologique est extrêmement important, sur de nombreuses thématiques notamment sur la relation entre sœurs jumelles on sent la véracité des propos, on sent l'expérience de la romancière et cela rend la lecture d'autant plus passionnante. 

Baby Doll est un thriller que je recommande chaudement notamment si vous souhaitez lire un page turner original, qui sort des sentiers battus. Avec des chapitres courts et percutants, un style rythmé et fluide, Hollie Overton signe un très bon premier roman et j'ai hâte de lire son prochain !

En définitive, voici un thriller parfait pour vous accompagner sur la plage cet été !



Qui je suis - Mindy Mejia

Lu en : V.F.
Traduction : Jean Esch
Résumé : Hattie Hoffman a passé sa vie à jouer de nombreux rôles : la bonne élève, la bonne fille, la bonne petite amie. Mais Hattie rêve d’autre chose, d’une expérience plus intense… et qui se révèle extrêmement périlleuse. Lorsque son corps sauvagement poignardé est découvert, une redoutable onde de choc traverse la ville de Pine Valley. Très vite, il apparaît que Hattie entretenait une relation secrète, hautement compromettante et potentiellement explosive. Quelqu’un d’autre était-il au courant ? Et jusqu’où cette personne était-elle prête à aller pour mettre fi n à cette relation ? Le petit ami de Hattie semble désespéré par sa mort. Son amour profond serait-il devenu une obsession ? Ou l’intrépide Hattie s’est-elle simplement retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment ? Suggestif et tranchant, ce roman examine la frontière entre l’innocence et la culpabilité, l’identité et la duperie. L’amour conduit-il à la découverte de soi… ou à la destruction ?




Chronique : Les thrillers des éditions Mazarine sont vraiment excellents, c'est un pur régal à lire !

En effet, que vous soyez un adepte du genre ou que vous souhaitiez vous lancer dans le thriller, n'hésitez pas à lire les thrillers de cette maison d'édition ! 

Qui je suis.

Une question, une affirmation ? Tout le monde semble connaître Hattie Hoffman. Tout le monde l'aime a priori... Pourtant elle est assassinée, pourtant elle cache de nombreux secrets et pourtant elle a joué de nombreux rôles pour plaire. 

Mindy Mejia signe un thriller redoutable par sa construction narrative. En alternant différents points de vue dont celui de la victime, la romancière nous plonge au cœur d'une intrigue passionnante et sombre.

De surcroit ce thriller permet aussi de mettre en lumière des questionnements plus personnels. La personne que nous souhaitons être, la personne que nous sommes face à l'image que nous renvoyons aux autres. J'ai beaucoup aimé ce thriller qui se lit d'une seule traite et qui a su me surprendre.

En définitive, un très bon thriller qui saura vous tenir en haleine jusqu'à la dernière page !