mercredi 13 juin 2018

Les Enfants du fleuve - Lisa Wingate

Lu en : V.F.
Traduction : Aude Carlier
Résumé : Memphis, 1939. Par une nuit pluvieuse, Rill Foss, douze ans, et ses quatre frère et sœurs sont enlevés par des inconnus. Emmenés loin de la péniche familiale et des bords du Mississippi, jetés dans un orphelinat, les enfants réalisent bien vite qu’ils ne reverront plus leurs parents. La mystérieuse Société des foyers d’accueil du Tennessee vient de sceller leur sort à tout jamais.
Caroline du Sud, de nos jours. Avery Stafford, jeune avocate épanouie à qui tout semble sourire, est de retour dans la ville de son enfance. Lors d’une visite à sa grand-mère, cette dernière tient un discours étrange qui remet en cause toutes ses certitudes. Quelle est vraiment l’histoire de sa famille ? D'où vient-elle ? Troublée, Avery commence à enquêter...





Chronique : J'avais repéré ce livre en VO lorsqu'il avait été élu meilleur roman historique 2017 par la communauté Goodreads. J'ai donc été très heureuse de le découvrir en VF grâce aux éditions Les Escales !

Après avoir terminé ce roman, je comprends parfaitement l'engouement qu'il a suscité. En se basant sur des faits réels, Lisa Wingate nous livre une histoire tragique et magnifique à la fois.

La romancière met en place une construction narrative classique et efficace où on alterne le présent et le passé. Le présent avec Avery, une jeune avocate qui va découvrir que l'histoire de sa famille cache de nombreux secrets. Le passé avec Rill, une jeune enfant du fleuve qui va être enlevée avec son frère et ses sœurs.

Si le début met un peu de temps à démarrer c'est pour permettre au lecteur de faire plus ample connaissance avec ces deux héroïnes à la fois semblables et différentes. Deux êtres qui vont être confrontés à des choix et qui vont devoir avancer envers et contre tout. 

Avec une écriture d'une grande beauté, Lisa Wingate nous plonge au cœur d'une intrigue passionnante, dramatique et forte. J'ai été particulièrement touchée par l'histoire de Rill, par son courage et son sens du sacrifice afin de toujours venir au secours de sa fratrie. 

Alors que nous approchons de l'été où les romans historiques sont particulièrement appréciés pour la période, je ne peux que vous recommander de découvrir ce roman terriblement émouvant.

En définitive, j'ai adoré ce roman historique, Lisa Wingate a un don incontestable et j'ai hâte de lire ses prochains romans.



La Terre des morts - Jean-Christophe Grangé

Chronique de : SCARLETT
Résumé : Quand le commandant Corso est chargé d’enquêter sur une série de meurtres de strip-teaseuses, il pense avoir affaire à une traque criminelle classique.
Il a tort : c’est d’un duel qu’il s’agit. Un combat à mort avec son principal suspect, Philippe Sobieski, peintre, débauché, assassin.
Mais ce duel est bien plus encore : une plongée dans les méandres du porno, du bondage et de la perversité sous toutes ses formes. Un vertige noir dans lequel Corso se perdra lui-même, apprenant à ses dépens qu’un assassin peut en cacher un autre, et que la réalité d’un flic peut totalement basculer, surtout quand il s’agit de la jouissance par le Mal.





Chronique :


« On retrouvait avec lui la puissance organique de la peinture, la sublimation bouleversante, touche après touche, de la réalité par le pinceau.»

Mes dernières lectures de Monsieur Grangé s’intitulaient Lontano , Congo Requiem , et portaient déjà dans le titre des voyages inoubliables. J’avais vraiment, vraiment aimé ce duo de romans qui mêlait aventure , thriller, et personnages foisonnants. Et me voici donc avec le dernier opus de l’auteur qui s’intitule « La terre des morts ».

L’histoire débute par la découverte d’une jeune femme Sophie Sereys morte défigurée et ligotée. On apprend que celle-ci travaille comme stripteaseuse dans une boite le Squonk. L’enquête piétine et est confiée par la responsable de la BC à un de ses chefs de groupe préféré Corso.

Voilà le décor est planté et on plonge dans le milieu de la nuit, des boîtes spécialisées dans le striptease, et du porno hard.

On chemine aux cotés de Stéphane Corso, chef de groupe donc à la BC , ancien toxico , flic en plein divorce et qui doit se battre pour obtenir la garde de son fils Thaddée. Corso est né sous X  et cela lui colle à la peau, il se sent toujours marginal, isolé, abandonné et il « purifie » ses accès de rage, de violence et ses attirances sexuelles par des prières et une flagellation morale. C’est un homme plutôt torturé, complexe.

Dans son équipe de flics, il y a Barbie , nerveuse, brillante dans ses déductions et qui seconde efficacement Corso ainsi que Nathalie alias Stock une femme empathique envers autrui et puis Ludovic un trentenaire fan de rugby et de rencontres éphémères avec une patience à toutes épreuves ; enfin Krishna le « mec de bureau » , le procédurier du groupe. Catherine Bompart la responsable de la brigade criminelle est quant à elle, le sponsor de Corso en quelques sortes, son mentor.

A côté de son équipe, on croise aussi  Emiliya , son ex qui cache sous un physique gracieux et un job en vue , des pratiques sexuelles très perverses.

Et puis du « mauvais coté »  il y a Sobiesky, ancien délinquant et criminel, qui après 17 ans de prison devient la coqueluche du milieu artistique parisien pour ses peintures puissantes, dérangeantes. C’est un être complexe qui devient très vite le suspect n°1 de Corso et de son équipe.

Ce thriller est composé de trois parties écrites avec des phrases brutes, qui collent parfaitement au milieu dans lequel évolue l’enquête. Jean-Christophe Grangé a su insuffler aussi une dose d’humour décalé qui porte parfois le lecteur à sourire malgré le glauque et le sombre univers du roman.

On voyage dans Paris et la banlieue, on suit Corso à Madrid, en Angleterre et en Autriche.
L’auteur nous parle du shibari ,cet art japonais des cordes sur le corps. Il nous parle aussi beaucoup de peinture, des couleurs, de la puissance artistique, de Goya et de ses Pinturas rojas.

C’est un livre qui se lit facilement, un bon policier qui personnellement ne m’a pas enthousiasmé autant que les précédents. J’ai trouvé l’univers un peu convenu mais l’écriture et l’intrigue de Monsieur Grangé reste malgré tout un vrai plaisir.

« Nous ne sommes pas de l’être, Corso, mais du temps. Une simple durée sur Terre.»






mardi 12 juin 2018

Les Fantômes de Manhattan - R.J. Ellory























Les Fantômes de Manhattan
de R.J ELLORY
traduction de Claude DEMANUELLI et Jean DEMANUELLI

Et si un livre détenait les clés de votre existence ?
Annie O’Neill, 31 ans, est une jeune fille discrète. Elle tient une petite librairie en plein cœur de Manhattan, fréquentée par quelques clients aussi solitaires et marginaux qu’elle. Son existence est bouleversée par la visite d’un nommé Forrester, qui se présente comme un très bon ami de ses parents, qu’elle... Annie O’Neill, 31 ans, est une jeune fille discrète. Elle tient une petite librairie en plein cœur de Manhattan, fréquentée par quelques clients aussi solitaires et marginaux qu’elle. Son existence est bouleversée par la visite d’un nommé Forrester, qui se présente comme un très bon ami de ses parents, qu’elle n’a pratiquement pas connus. L’homme est venu lui remettre un manuscrit. Celui-ci raconte l’histoire d’un certain Haim Kruszwica, adopté par un soldat américain lors de la libération de Dachau, devenu ensuite une des grandes figures du banditisme new-yorkais. Quel rapport avec l’histoire intime d’Annie ? Et pourquoi le dénommé Forrester est-il si réticent à lui avouer la vérité ? Lorsqu’elle lui sera enfin dévoilée, celle-ci sera plus inattendue et incroyable que tout ce qu’elle a pu imaginer.

Conteur hors pair,
R. J. Ellory retrace ici le récit d’un demi-siècle plein de bruit et de fureur. Cette nouvelle variation sur son thème favori, la répercussion de l’Histoire sur les trajectoires personnelles, est cette fois bien différente de ses ouvrages précédents, ne serait-ce que grâce à son héroïne, qui donne au récit une nostalgie et une douceur inaccoutumées. Des événements passés qui viennent à la rencontre du présent, une vie volée, une vengeance, Les Fantômes de Manhattan n’est pas sans rappeler par ses thèmes et son ampleur Il était une fois en Amérique de Sergio Leone.

(Source : Les éditions SONATINE)

Grybouille,

Il a débarqué, après ce qui est toujours une trop longue absence… Et j’ai retrouvé l’auteur de « Seul le silence » et « Vendetta », cela valait le coup d’attendre. Il est revenu…
Depuis 2008, l’année de la découverte pour le p’tit Duc, Mister R. J. Ellory est, en dehors de ses talents d’écrivain, un musicien, un photographe, mais par dessus tout un homme qui reste disponible pour ses lecteurs. Une belle personne, rencontrée une première fois à Montpellier il y a quelques années...






Pour ce roman nous allons suivre la « quête » d’Annie O’Neil.
Cette jeune femme de 31 ans, tient une librairie à Manhattan. Sa mère Madeline, maintenant disparue, lui a inculqué des principes tel que : « Une place pour chaque chose, et chaque chose à sa place », en  l’absence de son père Franck qui a disparu lorsqu’elle avait 7 ans.

La vie d’Annie ? Ses livres, ici dans Lincoln Street, avec ses habitués et son meilleur ami qui est aussi son voisin, Jack Sullivan.
Jack est un ancien reporter de guerre de 55 ans qui lutte contre ses démons à l’aide de l’alcool. Toujours disponible,  « … il avait conclu un marché, fait une promesse, et, foi de Sullivan, personne ne pourrait dire qu’il n’avait pas de parole. »

La mélancolie la gagne, sans compagnon dans sa vie, c’est maison, dodo, boulot, jusqu’à la semaine où deux personnages débarquent dans sa librairie et aussi dans sa vie.

Un vieux monsieur, Robert Franklin Forrester, qui lui apporte des lettres provenant de la correspondance entre son père et sa mère… «… j’ai connu votre père, autrefois… »
Mais ce n’est pas tout, il lui confie un manuscrit qui débute par la naissance de Josef Kolzac en 1901 sur les bords de l’Oder, non loin de Cracovie…

Quasiment en même temps, David Quinn, 35 ans, un client énigmatique se présente à la librairie. Séduisant, il travaille pour une agence d’assurance spécialisée dans les catastrophes maritimes. Pour une jeune femme qui vit dans un désert affectif, est-ce l’homme qu’elle attend ?
Mais « Il était là…et c’était amplement suffisant. »

Pour Annie, c’est le réveil et le début de sa nouvelle vie… « La fille de quelqu’un. J’étais la fille de quelqu’un.»

Voilà, je n’en dirai pas plus au sujet de l’histoire, hormis que la construction, l’écriture, l’architecture et le rythme sont une très belle réussite. Pour ma part, j’ai retrouvé l’auteur de « Seul le silence » pour mon plus grand plaisir.

C'est un formidable livre qui tient toutes ses promesses. À la fin (particulièrement de la page 445 à la page 447), j’ai pleuré tellement la chute est bien amenée. Et je ne serai pas le seul, foi de p’tit Duc.. .

Des passages que j’ai particulièrement aimés, et qui donne bien le ton du roman. Mais sans les attribuer à leurs auteurs, sinon cela serait trop facile :

« Les histoires ne sont rien de plus que des histoires… »
« Le savoir, c’est le pouvoir… »
« Son destin, on se le forgeait, bon ou mauvais, voire ni l’un ni l’autre, et le sort c’était ce que les faibles accusaient quand les choses tournaient mal. »
« …deux âmes noires sœurs qui ont une revanche à prendre sur cette société… »
« Les morts ne dénoncent jamais les morts… c’est la règle la plus simple qui soit. »
Et
« … seul le silence lui répondrait. »


Je vous conseille, sans aucune retenue, la lecture de ce merveilleux roman qui porte la marque d’un Maitre du genre, j’ai nommé Mister R. J. Ellory.




lundi 11 juin 2018

Baby Doll - Hollie Overton

Lu en : V.F.
Traduction : Françoise du Sorbier
Résumé : La nouvelle vie de Lily Riser commence un soir d’hiver glacial. Seulement vêtue d’un pyjama, elle passe la porte. Elle serre sa fille dans ses bras. Et se met à courir. Loin de la cabane dans la forêt, loin du père de Sky, de cet homme qui l’a séquestrée pendant huit ans et qui, pour la première fois, n’a pas fermé la serrure. Lily est libre, mais ce n’est pas pour autant que leur calvaire est fini. L’enlèvement et les sévices qu’elle a subis ne l’ont pas seulement marquée à vie, sa disparition a aussi détruit sa famille – surtout sa soeur jumelle qui ne s’est jamais remise de sa disparition. Tous tentent tant bien que mal de reconstruire un avenir, sans se douter qu’ils vont être à nouveau mis à rude épreuve.
Depuis sa cellule de prison, le ravisseur de Lily compte bien punir sa Baby Doll pour sa désobéissance…





Chronique : Avec un résumé aussi fascinant, j'avais hâte de me plonger dans ce thriller ! Verdict ?

Ce premier roman est une réussite. Hollie Overton apporte un regain d'originalité aux thrillers propres aux disparitions/séquestrations. Tout le long de ce livre il y a une ambiance angoissante qui entraîne le lecteur dans une lecture effrénée, une menace pesante qui amène le lecteur à faire défiler les pages.

Ce n'est pas un thriller classique, loin de là. Ne vous attendez pas à des scènes d'action toutes les deux pages mais à une atmosphère très addictive, à des révélations intelligentes et surprenantes, à une intrigue bien ficelée. Hollie Overton a le don de rentrer dans la tête de ses personnages, de faire monter le stress du lecteur et aussi de jouer avec nos propres peurs.

L'aspect psychologique est extrêmement important, sur de nombreuses thématiques notamment sur la relation entre sœurs jumelles on sent la véracité des propos, on sent l'expérience de la romancière et cela rend la lecture d'autant plus passionnante. 

Baby Doll est un thriller que je recommande chaudement notamment si vous souhaitez lire un page turner original, qui sort des sentiers battus. Avec des chapitres courts et percutants, un style rythmé et fluide, Hollie Overton signe un très bon premier roman et j'ai hâte de lire son prochain !

En définitive, voici un thriller parfait pour vous accompagner sur la plage cet été !



Qui je suis - Mindy Mejia

Lu en : V.F.
Traduction : Jean Esch
Résumé : Hattie Hoffman a passé sa vie à jouer de nombreux rôles : la bonne élève, la bonne fille, la bonne petite amie. Mais Hattie rêve d’autre chose, d’une expérience plus intense… et qui se révèle extrêmement périlleuse. Lorsque son corps sauvagement poignardé est découvert, une redoutable onde de choc traverse la ville de Pine Valley. Très vite, il apparaît que Hattie entretenait une relation secrète, hautement compromettante et potentiellement explosive. Quelqu’un d’autre était-il au courant ? Et jusqu’où cette personne était-elle prête à aller pour mettre fi n à cette relation ? Le petit ami de Hattie semble désespéré par sa mort. Son amour profond serait-il devenu une obsession ? Ou l’intrépide Hattie s’est-elle simplement retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment ? Suggestif et tranchant, ce roman examine la frontière entre l’innocence et la culpabilité, l’identité et la duperie. L’amour conduit-il à la découverte de soi… ou à la destruction ?




Chronique : Les thrillers des éditions Mazarine sont vraiment excellents, c'est un pur régal à lire !

En effet, que vous soyez un adepte du genre ou que vous souhaitiez vous lancer dans le thriller, n'hésitez pas à lire les thrillers de cette maison d'édition ! 

Qui je suis.

Une question, une affirmation ? Tout le monde semble connaître Hattie Hoffman. Tout le monde l'aime a priori... Pourtant elle est assassinée, pourtant elle cache de nombreux secrets et pourtant elle a joué de nombreux rôles pour plaire. 

Mindy Mejia signe un thriller redoutable par sa construction narrative. En alternant différents points de vue dont celui de la victime, la romancière nous plonge au cœur d'une intrigue passionnante et sombre.

De surcroit ce thriller permet aussi de mettre en lumière des questionnements plus personnels. La personne que nous souhaitons être, la personne que nous sommes face à l'image que nous renvoyons aux autres. J'ai beaucoup aimé ce thriller qui se lit d'une seule traite et qui a su me surprendre.

En définitive, un très bon thriller qui saura vous tenir en haleine jusqu'à la dernière page !



jeudi 7 juin 2018

Meurtres sur la Madison - Keith McCafferty

Lu en : V.F.
Traduction : Janique Jouin-de Laurens
Résumé : La Madison River a beau être le Graal des rivières à truites du Montana, lorsqu’on y pêche un cadavre, c’est à l’intrépide shérif Martha Ettinger que la prise revient. L’homicide semble évident, et la Royal Wulff plantée dans la lèvre boursouflée de la victime a tout d’une macabre signature. Alors qu’elle mène son enquête, Martha croise la route de Sean Stranahan, lui-même pêcheur, peintre et ex-enquêteur privé venu s’installer dans les Rocheuses à la suite d’une douloureuse séparation. Lui aussi est impliqué dans une affaire : la jeune et mystérieuse sirène du Sud, Velvet Lafayette, est venue troubler le paysage et l’a persuadé de partir à la recherche de son jeune frère disparu dans le coin. Ensemble, Martha et Sean vont remonter une piste glissante qui débouchera sur les zones d’ombre du “big business” du Montana : la pêche à la mouche.



Chronique : Vous cherchez une nouvelle série littéraire policière ? Vous aimez la saga de Walt Longmire de Craig Johnson ? Vous avez aimé La rivière de sang de Jim Tenuto ? Vous aimez la pêche à la mouche et/ou les paysages du Montana ? Vous venez de trouver votre nouveau bonheur littéraire !

Cette série littéraire est déjà composée de cinq volumes et je peux vous dire qu'à la fin de ce premier tome je n'avais qu'une envie : retrouver les personnages et l'univers dépeint par Keith McCafferty !

Meurtres sur la Madison est un très bon polar qui mêle une enquête bien ficelée, des descriptions de paysages magnifiques, des personnages attachants, un style fluide et des connaissances précieuses sur l'environnement, le Montana et la pêche à la mouche. Ainsi ce premier tome est vraiment un régal à lire. 

L'auteur nous emmène tout de suite au cœur de l'enquête avec la découverte d'un cadavre et nous fait rencontrer les deux personnages principaux de la série : le peintre-détective Sean Stranahan et la shérif Martha Ettinger. 

J'ai immédiatement adoré ce duo qui se construit progressivement au cœur de ce livre même si je garde une préférence pour Martha que je trouve plus mature, plus solide et qui doit s'affirmer d'autant plus du fait qu'elle est une femme dans un univers composé principalement d'hommes. C'est une femme très attachante du fait de sa solitude subséquente à son tempérament et à son statut. Sean est aussi un protagoniste très intéressant à suivre, il est peut-être plus perspicace que Martha, plus intrépide (voire inconscient). Seul bémol sur ce personnage masculin : j'ai eu du mal à croire à son amour éperdu (et un peu stéréotypé) pour Velvet Lafayette. 

Un duo qui se complète parfaitement avec en plus la présence de personnages secondaires charismatiques comme Harold Little Feather, un Amérindien qui sera d'une précieuse aide pour l'enquête. Un personnage qui va -à mon avis- prendre de plus en plus d'importance pour la suite de cette série.

Ce que j'ai aussi adoré dans ce livre c'est la faculté qu'a Keith McCafferty de dépeindre de façon magistrale l’État du Montana. On sent sa passion pour la pêche, on ressent son besoin de défendre la nature, l'environnement, d'amener le lecteur à prendre conscience de l'importance de préserver cette Nature. Ainsi ce livre est sublimé par des descriptions superbes des paysages mais aussi par des éléments scientifiques très intéressants sur les rivières et les poissons.

En définitive, j'ai adoré ce premier tome et j'ai hâte de retrouver ce nouveau duo dans de nouvelles aventures ! 



mercredi 6 juin 2018

Et ils meurent tous les deux à la fin - Adam Silvera


Lu en : V.F.
Traduction : Constance de Mascureau
Résumé : Le 5 septembre, un peu après minuit, Mateo et Rufus reçoivent chacun le funeste appel. Ils ne se connaissent pas, mais cherchent tous deux à se faire un nouvel ami en ce jour fi nal. Heureusement, il existe aussi une appli pour ça, Le Dernier Ami. Grâce à elle, Rufus et Mateo vont se rencontrer pour une ultime grande aventure : vivre toute une vie en une seule journée.












Chronique : L'arrivée d'Adam Silvera dans le catalogue de la Collection R est un véritable événement !

J'avais très envie de découvrir ce romancier car il a remporté un vif succès aux Etats-Unis, il traite de thématiques fortes et importantes, il est renommé pour dépeindre des histoires très émouvantes et modernes.

Et ils meurent tous les deux à la fin. Un titre original qui vous annonce déjà le dénouement du livre et pourtant cela n'enlève rien à toutes les émotions qui traversent le lecteur à la découverte de ce roman fabuleux et touchant.

Que feriez-vous si on vous annonçait que vous alliez mourir dans la journée ? Que vous aviez moins de 24 heures avant de décéder ? La question est posée... Mateo et Rufus vont ainsi devenir amis dans leurs derniers instants, ils vont se rencontrer, se découvrir, s'aimer pour le jour le plus important et triste de leur vie.

Ces deux jeunes hommes sont très différents mais ils sont vraiment attachants, j'ai trouvé qu'ils étaient parfaitement complémentaires et j'ai aimé suivre leurs péripéties, leurs questionnements et leurs réflexions pour ce jour fatidique.

En mélangeant romance et anticipation, Adam Silvera livre un roman d'une grande force, un récit magnifique qui ne peut que nous émouvoir.

En définitive, j'ai beaucoup aimé ce roman et j'ai hâte de lire les autres livres de cet auteur !