vendredi 26 mai 2017

Mets le feu et tire toi - James McBride



Lu en : V.F.
Traduction : François Happe
Résumé : Jazzman et romancier, lauréat du National Book Award, James McBride se lance sur les traces d’une icône de la musique américaine. De rencontres en entretiens, il nous offre un tableau magistral de l’univers de James Brown et nous livre une vision troublante de la société américaine actuelle.

Je remercie les éditions Gallmeister pour cette lecture !










Chronique : James McBride est de retour avec une biographie passionnée d'une légende : James Brown.

Je dois avouer que je ne suis pas une grande adepte des biographies (mêmes romancées) des personnes célèbres mais je fais toujours confiance aux éditions Gallmeister pour découvrir et mettre en avant des romans de qualité et je me suis donc décidée à me lancer dans cette lecture. Dans ce roman, James McBride livre au lecteur son côté romancier mais aussi musicien en rendant hommage à une figure incontournable et si renommée, il sait écrire l'histoire de ce personnage connu mais il sait aussi donner des sonorités, une voix à son style.

Mets le feu et tire toi révèle un gros travail de documentation, de recherche et de volonté de découvrir, décrire la vérité. James Brown est parfait pour faire l'objet d'une telle œuvre car il est à la fois fascinant, mystérieux et charismatique. C'est une légende dont on souhaite en savoir plus, c'est une personnalité à part entière dont chaque action mérite description. L'auteur décide ainsi de mettre en avant ce grand musicien mais aussi l'homme derrière, il met en lumière tout ce qui a fait de lui une star mais aussi un être passionnant dans l'intimité.

Au-delà de James Brown, James McBride décrit une époque à part entière, des lieux uniques, l'amour de la musique. A mes yeux c'est un roman incontournable car il va au-delà d'une simple biographie, cela se veut le portrait d'une période et permet même au lecteur de la mettre en perspective avec l'Amérique actuelle.

En définitive, Mets le feu et tire toi fût une bonne lecture avec laquelle j'ai appris énormément !


jeudi 25 mai 2017

Fugitifs - Christopher Sorrentino

Lu en : V.F.
Traduction : Julie Sibony
RésuméRomancier new-yorkais, Sandy Mulligan s’est mis au vert dans une petite ville du Nord Michigan pour terminer son nouveau livre. D’origine indienne, John Salteau est un conteur hors pair dont les histoires et légendes fascinent les habitants de cette même ville. Kat Danhoff est journaliste à Chicago et aimerait bien voir sa carrière décoller. Tous trois semblent mener une vie tranquille, c’est du moins ce qu’ils voudraient faire croire à leurs contemporains. Mais pour le romancier, le conteur et la journaliste, raconter des histoires est devenu une seconde nature. Et ce qui se cache derrière leurs fictions est peut-être bien moins lisse que ce qu’ils veulent laisser paraître.

Je remercie les éditions Sonatine pour cette lecture !



Chronique : J'avais lu et adoré Transes, voici le nouveau roman du finaliste du National Book Award : Fugitifs !

Christopher Sorrentino a écrit un roman très original avec une construction narrative addictive. Le lecteur va se questionner tout le long de sa lecture, va remettre en question la moindre affirmation des protagonistes car ce sont des artisans de la fiction, des maitres du mensonge et de la vérité déguisée. J'ai trouvé cela d'autant plus intéressant que l'auteur met en avant trois "fonctions", trois "métiers" où la fiction et la réalité se croisent : écrivain, journaliste et conteur. 

Ce roman mélange une intrigue digne d'un thriller et une fresque fascinante, le portrait d'un lieu, d'un temps et de personnages charismatiques. Pour tous les amoureux des mots, la thématique centrale est d'autant plus captivante, j'ai aimé la discussion sous-jacente qui se met en place entre nous et l'auteur, entre les protagonistes eux-mêmes. C'est un livre à plusieurs niveaux de lecture où le lecteur a un rôle actif.

Malgré quelques petites longueurs et un rythme lent, j'ai été complètement happée dans ma lecture et j'ai adoré chaque moment. L'auteur a fait preuve d'audace, d'ingéniosité et d'originalité dans Fugitifs et j'ai notamment énormément apprécié la mise en avant des légendes amérindiennes qui côtoient l'époque contemporaine.

En définitive, une très bonne lecture qui confirme le talent de Christopher Sorrentino.


Le passé aux trousses - Rebecca Scherm

Lu en : V.F.
Traduction : Françoise Smith
Résumé : Tête pensante d’un cambriolage qui a mal tourné, Grace a quitté son Tennessee natal avec un tableau volé pour se réfugier à Paris. Elle s’y est forgé une nouvelle identité : elle est désormais Julie de Californie et restaure clandestinement des objets d’art chez Zanuso & filles. Ses deux complices, eux, n’ont pas eu autant de chance. Arrêtés et condamnés, ils purgent leur peine au pénitencier de Garland. Quand elle apprend qu’ils sont sur le point d’être libérés, Grace ne peut plus se mentir : ils vont chercher à la retrouver, elle et le tableau… De l’Amérique profonde au milieu cosmopolite de l’art, les vies multiples de Grace se révèlent peu à peu et ses visages se dessinent à la manière d’un puzzle.

Je remercie les éditions Stock pour cette lecture !





Chronique : J'aime toujours découvrir des premiers romans, voici celui de Rebecca Scherm !

Le passé aux trousses est un roman qui ne laisse pas indifférent mais qui aurait pu faire preuve d'une plus grande intensité. Tout d'abord j'aurais vraiment aimé que l'histoire soit plus centrée voire exclusive aux États-Unis car cela aurait donné un aspect plus captivant à l'intrigue. Au-delà de ce point j'ai apprécié cette lecture mais j'en ressors avec quelques petits bémols.

Tout d'abord j'ai beaucoup aimé l'histoire de Grace qui est une jeune femme très passionnée, charismatique et dont la vie est tellement riche qu'elle est le coeur et le point fort de ce roman. C'est sur sa personnalité que repose le caractère addictif de cette lecture et j'ai trouvé que la romancière a su immortaliser un excellent protagoniste.

Après j'ai été plus sceptique et mitigée sur d'autres éléments. Tout d'abord j'ai trouvé que l'auteure ne se concentrait pas forcément sur les moments les plus intéressants de l'existence de Grace, j'ai trouvé que le style aurait pu gagner en fluidité notamment en évitant des descriptions qui pouvaient alourdir l'ensemble. Il y a un très fort potentiel mais je pense que l'auteure peut encore mieux faire notamment sur le dénouement.

En définitive, un premier roman prometteur avec une héroïne très intéressante mais qui souffre de quelques longueurs.


mercredi 24 mai 2017

Nous, les Déviants - C.J. Skuse

Lu en : V.F.
Traduction : Marie de Prémonville
Résumé : Quand Ella Newhall avait seize ans, elle appartenait à une bande qui s’était donné le nom des « Cinq sans peur ». Max, Corey, Fallon, Zane et elle passaient leurs vacances à faire du vélo, explorer l’île de la baie et frissonner en écoutant les histoires terrifiantes que leur racontait Jessica, la sœur aînée de Max. Ils ne le savaient pas, mais c’était la plus belle époque de leur vie.Et puis Jessica est morte, renversée par un bus qui roulait trop vite.Quatre ans plus tard, Max est devenu un fils à papa fainéant et camé. Corey déprime dans son coin, prisonnier de ses pensées morbides. Fallon est enceinte de huit mois, à la suite d’une aventure d’un soir. Et Zane est devenu le voyou du coin. Ella, à présent plus connue sous le surnom « le Volcan », poursuit sous les encouragements de la presse locale le rêve d’une médaille olympique sur les pistes de course. Il est bien loin, le temps où ils étaient « sans peur ». La seule chose qu’ils partagent encore est une envie dévorante de revanche.Inspirée par les histoires d’horreur que leur racontait Jessica, la bande se reforme, et ses membres décident de se venger de tous ceux qu’ils estiment coupables d’avoir gâché leur adolescence. Ils vont découvrir que le vieux proverbe dit vrai : « Quand tu décides de te venger, creuse deux tombes, une pour ton ennemi et une pour toi. » 


Je remercie La Belle Colère pour cette lecture !





Chronique : Chaque sortie de La Belle Colère est un évènement incontournable pour moi, Nous les déviants est une lecture aussi puissante et frappante que les précédentes dans ce label : un vrai coup de poing !

Ce roman est sûrement un des plus sombres de la collection, celui qui se révèle progressivement comme un drame à venir où les secrets impactent de façon permanente les relations des personnages. En effet, ce roman est celui des secrets, des non-dits, ceux qui vous amènent à tout garder en vous au point d'exploser et de gâcher votre vie. La question est là : si la vérité peut faire mal, vaut-il mieux la garder pour soi au risque que le silence amène la situation à s'aggraver ? Vaut-il mieux tout sortir pour ne plus vivre avec le poids des mensonges ? 

J'ai vécu un moment très fort avec cette lecture car je suis passée par bon nombre d'émotions : la colère face à la vérité, la frustration face aux choix de la narratrice, la tristesse face aux destins brisés de ces adolescents... Chaque personnage est attachant même si je garde une préférence pour la douceur de Corey, l'optimisme de Fallon et la volonté d'Ella. J'ai eu plus de mal avec le comportement de Max : un jeune fils à papa qui se focalise trop sur ses envies et pas assez sur les autres.

La romancière nous livre une histoire bouleversante au travers du récit de sa narratrice. Une bande d'amis qui s'est perdue de vue suite à la mort de Jessica, la soeur de Max. Suicide ou accident ? C'est une autre interrogation que se posera le lecteur. Ainsi l'intrigue mélange un suspens digne du thriller et la force du roman initiatique : les personnages vont grandir, s'affirmer et s'accepter.

En définitive, encore une belle pépite chez La Belle Colère, un drame qui ne laissera personne indifférent sans oublier le plus important : l'amour et l'espoir.


Les Puissants [Tome 1] - Vic James

Lu en : V.F.
Traduction : Julie Lopez
Résumé : Abi, 18 ans, et son frère Luke, 16 ans, voient leur destin bouleversé quand leurs parents décident de partir tous ensemble accomplir leurs jours d’esclavage. Abi devient domestique au service de la puissante famille Jardine. Le somptueux décor dans lequel elle évolue dissimule en réalité de terribles dangers, car chez les Égaux, les luttes de pouvoir sont sans pitié. Et lorsqu’elle tombe amoureuse d’un de ses maîtres, c’est sa vie même qui est en péril…Luke, quant à lui, a été exilé dans la ville industrielle de Millmoor. Dans un environnement brutal et pollué, il s’épuise à la tâche. Cependant, d’autres, comme lui, partagent ses idéaux de liberté. Il découvre alors qu’il existe un pouvoir bien plus grand que la magie : la rébellion.

Je remercie les éditions Nathan pour cette lecture !




Chronique : Les Puissants, tome 1 : Esclaves signe les débuts très prometteurs de cette nouvelle trilogie d'anticipation !

Le genre de la dystopie est très difficile à renouveler depuis le succès retentissant d'Hunger Games mais il y a certains auteurs qui réussissent à apporter l'étincelle, la touche d'originalité parfaite pour faire de leur roman un immanquable du genre ! Vic James a connu la renommée grâce au site Wattpad qui découvre de plus en plus des auteurs talentueux et voici que les éditions Nathan font découvrir cet univers passionnant au lectorat français.

J'ai dévoré ce livre car j'ai tout de suite apprécié son rythme rapide et addictif. De surcroît les deux protagonistes principaux ne sont pas -pour une fois- deux futurs amants mais un frère et sa sœur. Chacun va connaître une destinée particulière dans cet univers mais ils ont tous les deux la particularité de commencer leurs dix années d'esclavage dues à la société des privilégiés. Abi va ainsi faire connaissance avec l'envers du décor de ces familles d'élite et Luke va quant à lui découvrir la résistance.

Ce premier tome permet ainsi de comprendre parfaitement le monde créé par la romancière, développer la personnalité des personnages principaux et même secondaires et ce en plus d'instaurer une suite très efficace de rebondissements. A mes yeux c'est vraiment une trilogie à découvrir pour les amoureux de la dystopie car il est à la fois un bel hommage à ses prédécesseurs mais apporte aussi sa pierre à l'édifice.

En définitive, je recommande cette nouvelle série dans le genre de la dystopie !


mardi 23 mai 2017

S'accrocher aux étoiles - Katie Khan

Lu en : V.F.
Traduction : Marie Hermet
Résumé : Dérivant dans l’espace, Carys et Max n’ont plus que 90 minutes d’oxygène disponibles. 90 minutes durant lesquelles, de toutes les façons imaginables, ils vont tenter de sauver leur vie. Parce qu'ils ne peuvent pas se perdre maintenant. Pas après ce qu'ils ont traversé. Accrochés l’un à l’autre, ils regardent la planète bleue s'éloigner, se souviennent de leur rencontre, et évoquent le monde qu’ils laissent derrière eux : une société prétendument idéale, une utopie révolutionnaire où, au nom du progrès et de l'avenir, l'amour véritable a été banni. Le meilleur des mondes, leur a-t-on répété. Mais peut-on, au nom d'un intérêt supérieur, oublier ce qu'on est, ce qu'on a été, ce qu'on aurait pu être ?

Je remercie les éditions Super 8 pour cette lecture !




Chronique : Imaginez que le film Gravity soit mélangé à une romance ? Voici S'accrocher aux étoiles : un roman très original et émouvant !

Ce roman est extrêmement fort, personne ne peut en sortir indemne car il fait appel à des sentiments ancrés en chacun de nous. Vous n'avez jamais lu une telle d'histoire d'amour car elle est unique et universelle à la fois. L'auteure aurait pu choisir d'écrire une dystopie traditionnelle ou un roman d'anticipation classique où deux êtres cherchent à s'aimer malgré l'interdit établi par la société mais elle amène le lecteur et ses personnages à prendre de la distance, à mettre en perspective le récit et ce dans les étoiles, loin de la Terre...

Tout le long de ce livre il y a cette peur, cette détresse, ce drame en suspens : il ne reste que 90 minutes à nos deux héros. Que vont-ils faire de ce temps si précieux ? Tenter de survivre ou vivre à plein temps ce peu d'instant ? Ils veulent changer leur monde, ils veulent s'aimer, se tenir la main, espérer... C'est dès lors un récit addictif car nous souhaitons savoir comment cela va se terminer mais aussi parce qu'on adore ces deux protagonistes.

C'est l'histoire d'un amour interdit, d'un monde brisé, de 90 minutes de vie, d'espoir, de volonté et de courage. C'est un roman qui accroche la substantifique moelle de l'instant et des sentiments : les points de vue s'alternent, le passé et le présent s'harmonisent pour donner à ce peu de temps une importance capitale.

En définitive, j'ai beaucoup aimé ce roman car il sort complètement de l'habituel et saura vous toucher en plein coeur !



Nuit noire - Renata Adler

Lu en : V.F.
Traduction : Céline Leroy
Résumé :  « Ce que je regrette d’avoir perdu, c’est cette photo de lui, la seule qui soit belle. Ce que je regrette d’avoir perdu chez le cordonnier, c’est le ticket pour mon imperméable. Ce que je regrette d’avoir perdu, c’est la valise avec les lettres. Ce que je regrette d’avoir perdu, c’est le temps, ou l’inventaire des choses perdues, ou la conscience de toutes les choses qui ne sont pas perdues. » D’une maison de campagne à un appartement en passant par un voyage dans la campagne irlandaise, Nuit noire suit les revirements et les évolutions d’une histoire d’amour entre Kate Ennis, la narratrice, et un homme marié qui hésite encore à quitter sa femme. Humour et émotion se conjuguent dans ce roman où le bruit du monde, les anecdotes, les réflexions font écho à l’exploration d’une expérience intime.




Je remercie les éditions de l'Olivier pour cette lecture !


Chronique : Nuit noire est un roman unique dans sa construction et m'a permis de découvrir la romancière Renata Adler.

Je ne sais par où commencer, ni comment décrire mon impression de lecture. L'intrigue est très décousue, je dirai même que l'auteure n'a pas voulu écrire une histoire car c'est celle si connue et si critiquable de l'adultère. Au lieu de se focaliser de façon omniprésente sur le passé, au lieu de se concentrer sur le présent, l'auteure met en avant le ressenti et les émotions de son personnage principal.

Il y a un voyage, une fuite en avant de Kate, une volonté de passer à autre chose, d'oublier cette histoire d'amour, d'oublier cet espoir vain de voir son amour quitter enfin sa femme pour elle. J'ai été sceptique à certains moments et ce d'autant plus de voir une femme qui paraît indépendante être complètement obnubilée par ce futur hypothétique avec un homme déjà pris. On ne choisit pas vers qui notre amour se porte mais peut-être peut-on choisir de couper le lien et d'avancer ? Après des années, c'est le choix que fait la narratrice.

Ce roman n'a pas su forcément me fasciner, il peut plaire pour ceux qui aiment un style unique et bien construit avec de nombreuses introspections et descriptions d'émotions. Pour ma part le fait de décrire des émotions n'amène pas le lecteur à les ressentir forcément. Dès lors c'est un très beau texte traduit par Céline Leroy mais ce ne fût pas pour moi une lecture émouvante.

En définitive, un roman très intime, très intéressant et au style assuré mais qui n'aura pas su néanmoins me bouleverser.


lundi 22 mai 2017

Cueilleuse de thé - Jeanne-Marie Sauvage-Avit

Lu en : V.F.
Résumé : A 20 ans, Shemlaheila travaille dans une plantation de thé au Sri Lanka, sous la direction de l'horrible contremaître Datu Guemi. Suite au décès de sa mère, la protégée du responsable de la plantation, la jeune femme décide de s'enfuir. Son projet ? Aller en Grande-Bretagne d'abord, pour apprendre à parler anglais et pouvoir revenir ensuite à la plantation comme vendeuse. Mais le chemin est rude pour parvenir à ses rêves...  Du Sri Lanka à Londres, à la découverte d'un pays complètement différent du sien, Shemla va découvrir une autre culture, d'autres personnes, et surtout d'autres envies. La cueilleuse de thé qu'elle a toujours été choisira-t-elle de revenir au pays, ou de se créer une nouvelle vie ?

Je remercie les éditions Charleston pour cette lecture !





Chronique : Le Prix du livre romantique nous offre toujours une belle pépite, voici Cueilleuse de thé : un roman propice au voyage et au dépaysement !

La thématique choisie par Jeanne-Marie Sauvage-Avit est très atypique et originale, j'ai énormément apprécié ce choix car cela m'a permis de découvrir un monde que je ne connaissais pas. Le fait d'apprendre, de découvrir pendant une lecture tout en se régalant de la partie fictive du livre est vraiment un régal pour moi et ce fût le cas avec ce roman. J'ai été fascinée par le cadre spatial : le Sri Lanka est extrêmement bien décrit par l'auteure, j'avais l'impression d'y être et j'ai aussi beaucoup aimé le fait de voyager par la suite.

L'héroïne est sûrement l'élément central et le gros point fort de l'histoire : c'est une jeune femme qui possède une opiniâtreté incroyable, un courage solide et une volonté de fer. Je suis toujours admirative de ces femmes qui sont capables d'aller au bout de leurs rêves, ce sont des modèles d'inspiration à l'image de Scarlett O'Hara par exemple. Ici Shemlaheila ne veut pas être définie par une fonction, ne souhaite pas être condamnée par un destin prédéterminé, elle va donc se battre pour une nouvelle vie.

Je peux donc affirmer que pour cette troisième édition du Prix, c'est encore une belle trouvaille et une excellente découverte. Les éditions Charleston savent trouver des belles intrigues pour faire voyager son lectorat, cette lecture fût ainsi très rapide car addictive j'aurais même aimé que le récit soit plus long !

En définitive, Cueilleuse de thé est un roman original par son cadre spatial et fascinant par son personnage central.


Miss Cyclone - Laurence Peyrin

Lu en : V.F.
Résumé : Coney Island, là où New York se jette dans la mer, est un endroit enchanteur l’été, avec sa fête foraine légendaire, et fantomatique l’hiver quand les manèges sont à l’arrêt. C’est là qu’Angela et June, 16 ans, ont grandi ensemble. Deux jeunes filles vives et joyeuses, que rien ne destinait à s’entendre, et que rien ne peut séparer. Mais une nuit, la nuit où toute la jeunesse new-yorkaise pleure la mort de John Lennon, leur vie prend un tour inattendu : Angela, par un mélange de fatalisme et d’innocence, accepte de son petit ami ce qu’elle ne voulait pas vraiment. Parce qu’elle n’ose pas en parler à June, son silence devient un secret… Et leur destin à toutes les deux en sera changé à jamais.



Je remercie les éditions Calmann-Lévy pour cette lecture !






Chronique : J'avais lu et adoré La Drôle de vie de Zelda Zonk, c'est donc avec grand plaisir que j'ai lu Miss Cyclone, le nouveau roman de Laurence Peyrin !

La romancière sait mélanger l'intime et le mystère, sait passionner le lecteur autant par l'histoire des personnages que l'intrigue principale. Miss Cyclone se compose de quatre parties qui sont équilibrées, fluides et très bien construites. On suit avec curiosité et empathie l'évolution des deux héroïnes, deux grandes amies qui vont voir leurs existences complètement chamboulées par le poids des secrets.

La force de ce roman repose sur ce réalisme autour des protagonistes, des êtres qui ne sont pas des héros sans failles, courageux et parfaits; ils sont remplis de défauts, ils sont humains. Leurs choix ne sont pas toujours poussés par l'altruisme et la bravoure. Il est vrai que par moment cela engendre un certain agacement car nous souhaitons voir un changement radical mais Laurence Peyrin fait le choix de la vraisemblance, de la sincérité et c'est ce qui rend ses romans uniques et ses héroïnes terriblement attachantes.

L'écriture est toujours aussi agréable, elle met en valeur le récit et permet d'apprécier un style assuré tout en faisant défiler les pages avec avidité. Miss Cyclone est donc une très belle continuité de l'œuvre de l'auteure même si je garde une petite préférence pour son premier. C'est un parfait roman à emmener sur la plage !

En définitive, l'été approche : prévoyez Miss Cyclone dans votre valise !


dimanche 21 mai 2017

Le Chercheur de vérité - James Robertson

Lu en : V.F.
Traduction : Céline Schwaller
Résumé :  Alan Tealing est professeur de littérature anglaise. Sa vie est en suspens depuis la mort, vingt ans auparavant, de sa femme et de sa fille, tuées dans un attentat inspiré par celui de Lockerbie en 1988. Alan est totalement obsédé par “l’Affaire”. Il ne peut plus rien faire de sa vie. Il ne croit pas à la culpabilité de l’homme désigné par l’enquête. Au fil du temps, les documents et les preuves qu’il accumule finissent par remplir une pièce entière de sa maison. Quand un agent de la CIA atteint d’un cancer en phase terminale frappe à sa porte et lui offre l’adresse d’un témoin, il ne peut que partir à la recherche de la vécrité.



Je remercie les éditions Métailié pour cette lecture !





Chronique : Je découvre la plume de James Robertson avec un roman d'une grande force narrative.

Le chercheur de vérité est un titre parfait qui met en exergue la thématique centrale de ce roman. Il s'agit de l'histoire d'un homme qui poursuit une vérité, peut-être sa vérité et qui est possédé entièrement par cette recherche. La perte de sa femme et de sa fille a totalement brisé sa vie et dès lors la survie prend le dessus et part en quête d'une raison de continuer à avancer. Alan Tealing trouve ce motif dans l'Affaire et veut par dessus tout découvrir les raisons et les véritables coupables de l'attentat qui a tué sa famille.

Ce roman est très puissant car il mélange à la fois le thriller et le roman intimiste. L'auteur ne se contente pas de décrire la poursuite de véracité, les rebondissements et les questionnements, le romancier va plus loin et apporte une touche d'émotions intenses. En effet il y a des passages très forts où le lecteur voit à quel point cette obsession est comme le battement de cœur qui permet au personnage principal de vivre. Il en est que plus attachant et on ne peut ressentir qu'une grande empathie envers lui.

Durant tout le long de ma lecture je me suis demandée si cette enquête était méritée, si elle était ou non le fruit d'une addiction. Vous serez complètement happé au point d'être à votre tour focalisé sur votre livre en oubliant tout le reste. C'est efficient, fascinant et immanquable.
 
En définitive, une excellente lecture qui démontre encore une fois que les éditions Métailié trouvent toujours de belles pépites !


La Librairie de l'île - Gabrielle Zevin



















La Librairie de l’île
de Gabrielle Zevin
traduit par Aurore Guitry

A.J. Fikry a l’un des plus beaux métiers du monde : il est libraire sur une petite île du Massachusetts. Mais il traverse une mauvaise passe. Il a perdu sa femme, son commerce enregistre ses pires résultats depuis sa création et il vient de se faire dérober une édition originale et précieuse. A.J. s’isole au milieu des livres jusqu’au soir où il découvre un couffin devant sa librairie. Un bébé que sa mère a abandonné là avec un mot : « Je tiens à ce qu’elle grandisse entourée de livres et de gens pour lesquels la lecture compte. » Réticent au premier abord face à l’ampleur de cette mission, le libraire tombe rapidement sous le charme du nourrisson et entrevoit avec lui la possibilité d’un nouveau bonheur.

Gabrielle ZEVIN,

Et si la vie valait bien qu’on lui accorde une seconde chance ?
Gabrielle Zevin, née en 1977, est écrivain et scénariste. Diplômée de Harvard en littérature anglaise et américaine, elle vit à Los Angeles et a déjà publié huit romans aux États-Unis, dont quelques-uns pour la jeunesse, qui ont été traduits en France et publiés chez Albin Michel. La Librairie de l’île a paru sous le titre L’Histoire épatante de M. Fikry & autres trésors chez Fleuve Éditions en 2015.

(Source : Les éditions POCKET)

Grybouille,

Piqure de rappel pour tous, allez, hop !
J’en vois qui veulent se défiler, pas de trainard, en rang… Le p’tit Duc veille aux grains.

Ce roman a connu d’autres titres « The storied life of A.J. FIKRY » et « L’histoire épatante de M.Fikry & autres trésors ».
Les éditions POCKET reprennent le flambeau et mettent à la portée de toutes les bourses un roman qui mérite d’être lu, partagé et discuté. Magnifique, épous…touflant.

Il n’y rien de plus difficile, à mon humble avis, que de rendre intéressant l’histoire d’une Vie, c’est un peu ce que nous menons tous sur des chemins différents soit, alors…

L’histoire,

C’est ici que Gabrielle ZEVIN nous emmène sur une petite île du Massachusetts, Alice Island. Son personnage principal A.J. Fikry y est libraire.
Nous le retrouvons à un moment terrible, son épouse Nic vient de décéder. Les cinquante-six mètres carrés de la librairie de l’île semblent bien moroses mais « Nul homme n’est une île ; chaque livre est un monde », alors Gabrielle ZEVIN met sa petite étincelle et tout s’embrase…

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Les personnages,

Maya, la petite étincelle
A.J, passionné, tendre, sensible, une bien belle âme
Amelia Loman, nouvelle dans le monde de l’édition, première visite, elle tombe sur un ronchon…
Ismay, Daniel Parih, Lambiase, le père noël, Leon Friedman, Leonora, les lecteurs et lectrices de l’île.

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 « Ça n’a pas grand-chose à voir avec l’écriture mais… il se peut qu’un jour, tu penses à te marier. Choisis celui qui ne verra que toi dans la pièce. »

« Les choses qui nous émeuvent à vingt ans ne sont pas forcément celles qui nous touchent à quarante ans et vice versa.  C’est valable pour les livres comme dans la vie. »

Ici pas de syndrome de la page blanche, tout s’enchaine pour le plus  grand plaisir des lecteurs (trices).

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Merci à Léa pour ce beau cadeau, j’ai eu une très belle lecture hors des sentiers battus.

Bon le p’tit Duc part vers de nouvelles aventures,
@ Bientôt,