samedi 1 octobre 2016

Dieu n'habite pas La Havane - Yasmina Khadra



Lu en : V.F.
Résumé : À l'heure ou le régime castriste s'essouffle, «Don Fuego» chante toujours dans les cabarets de La Havane. Jadis, sa voix magnifique électrisait les foules. Aujourd'hui, les temps ont changé et le roi de la rumba doit céder la place. Livré à lui-même, il rencontre Mayensi, une jeune fille « rousse et belle comme une flamme », dont il tombe éperdument amoureux. Mais le mystère qui entoure cette beauté fascinante menace leur improbable idylle.

Je remercie les éditions Julliard pour cette lecture !








 
Chronique : Avec La Dernière nuit du Raïs, Yasmina Khadra avait écrit un roman profond avec Dieu n'habite pas La Havane, le ton est plus léger voire plus simple...

J'ai apprécié cette lecture mais cela ne va pas au-delà et ce pour plusieurs raisons. Le gros point fort de ce roman est de nous faire capter l'atmosphère inhérente à La Havane, de nous faire entrer dans son sein : les odeurs, les sons et les paysages sont parfaitement décrits. C'est ce qui a fait que j'ai aimé cette lecture en plus du style très agréable et travaillé de l'auteur, de son originalité et de sa faculté à se fondre dans des ambiances, des univers complètement différents.

Après cette lecture ne m'a pas marquée comme la précédente de cet auteur. En effet le premier point mitigé vient du personnage principal - Don Fuego - pour qui j'ai ressenti une certaine indifférence voire parfois une petite forme d'antipathie. C'est un homme qui est tellement sûr de sa  notoriété locale que cela le rend assez égocentrique, narcissique et arrogant. Pourtant le fait qu'il perde son travail, qu'il se rende compte progressivement qu'il n'a plus sa place dans sa ville engendre une forme de pitié à son égard.

Heureusement sa route croise celle de la belle et jeune Mayensi, sa sauveuse, celle qui va lui redonner goût à la vie, à l'espoir et remettre au goût du jour sa confiance en lui. En somme ce qui fait avancer notre antihéros est à la fois la quête de cet amour, symbole de la jeunesse perdue mais aussi la passion du chant et de ce que peut apporter la musique à ceux qui la transmettent mais aussi à ceux qui l'écoutent.

En définitive, une lecture en décalage avec le livre précédent de l'auteur, une lecture sympathique mais qui n'est pas révolutionnaire.


8 commentaires:

  1. L'histoire a l'air pas mal. :) Je pense être moins gênée que toi, ne connaissant pas l'auteure.

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  2. un avis un peu mitigé pour moi aussi, il m'a manqué quelque chose ! J'ai préféré les précédents !

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  3. Une lecture dispensable donc ...

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  4. Moi qui vénère Yasmina Khadra je suis un peu mitigée à l'idée de me lancer dans cette lecture! J'ai trop peur d'être déçue, la barra est haute avec cet auteur!

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  5. C'est un auteur que j'aime beaucoup mais dont on n'aime pas forcément tous les ouvrages.
    Tu ne sembles pas avoir aimé tant que ça...
    J'aime bien quand on me parle de La Havane, j'irai jeter un coup d'œil...

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