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lundi 28 juin 2021

Le Carnaval des Ombres - R.J. Ellory

 












Le Carnaval des Ombres

R.J. Ellory

Traduit par Fabrice Ellory

 

Quelque chose de vicié au royaume des ombres...


1959. Un cirque ambulant, avec son lot de freaks, d'attractions et de bizarreries, vient de planter son chapiteau dans la petite ville de Seneca Falls, Kansas. Sous les regards émerveillés des enfants et des adultes, la troupe déploie un spectacle fait d'enchantements et d'illusions. Mais l'atmosphère magique est troublée par une découverte macabre : sous le carrousel gît le corps d'un inconnu, couvert d'étranges tatouages. Dépêché sur les lieux, l'agent spécial Michael Travis se heurte à une énigme qui tient en échec ses talents d'enquêteur. Les membres du cirque, dirigés par le mystérieux Edgar Doyle, ne sont guère enclins à livrer leurs secrets. On parle de magie de conspiration. Mais l'affaire va bientôt prendre un tour tout à fait inattendu.
Avec cette magnifique évocation de l'Amérique rurale de la fin des années 1950, R. J. Ellory nous offre, une fois de plus, un roman qui touche en plein coeur.

 

R. J. Ellory

R.J. Ellory est né en 1965 à Birmingham, en Grande-Bretagne. Après avoir connu l'orphelinat et la prison, il devient guitariste dans un groupe de Rythm'n Blues, puis photographe avant de se consacrer à l'écriture. Après Seul le silence, prix des Lecteurs du Livre de Poche en 2010, et l'étonnant Vendetta et Les Anonymes, Les Anges de New-York est son quatrième roman publié en France.

 

(Sources Éditions SONATINE)

 

Grybouille

 

Que de chemin parcouru depuis notre première rencontre en 2012 à « La Comédie du Livre » de Montpellier, à chaque publication c’est toujours un plaisir de lire un roman de Mister Ellory.

Pour son nouveau roman, nous sommes en 1959 aux USA, en pleine guerre froide, le Maccarthysme bat son plein, au FBI J.Edgar Hoover règne en maitre.

La petite ville de Seneca Falls dans le Kansas voit un chapiteau prendre place.  La population découvre les forains comme des bohémiens, des phénomènes qui intriguent par leurs performances.

Et lorsqu’un cadavre est découvert sous une des attractions, le FBI est sollicité sur les lieux par  la police locale.

Michael Travis, jeune agent spécial nouvellement promu, se voit confier l’enquête par sa hiérarchie. Pour lui, c’est la première fois qu’il se retrouve seul sur le terrain pour mener une enquête.

« C’est une affaire inhabituelle… il est temps qu’on vous jette au lion… on a affaire à un meurtre ça c’est sur

Direction Seneca Falls…

Les traumatismes vécus par Michael lors de son enfance vont resurgir au contact des personnes qu’il va rencontrer lors de son enquête.

« La crainte qu’il soit peut-être le fils de son père…. », les maux de tête et …

Mais pour Michael  un seul but : « La vérité serait découverte, que ça leur plaise ou non. »

Bienvenue dans un monde de manipulations…

Notre avis au « Léa Touch Book », les meilleurs romans conjuguent des éléments de l’actualité ou qui ont existés, et  une très bonne part d’imaginaire.

Les 605 pages du nouveau roman de R.J Ellory sont un modèle du genre.

Mister R.J Ellory est à son meilleur niveau.

Une réussite, une de plus… Pour notre plus grand plaisir.

Bonne lecture à Tous et Toutes,

 



 

jeudi 4 juin 2020

Le Jour où Kennedy n'est pas mort - R.J. Ellory



























LE JOUR OÙ KENNEDY N'EST PAS MORT
R.J. ELLORY
Fabrice POINTEAU (Traducteur)


C’est l’une des histoires les plus connues au monde – et l’une des plus obscures. Le 22 novembre 1963, le cortège présidentiel de John F. Kennedy traverse Dealey Plaza. Lui et son épouse Jackie saluent la foule, quand soudain…
Quand soudain, rien : le président ne mourra pas ce jour-là. En revanche, peu après, le photojournaliste Mitch Newman apprend le suicide de son ex-fiancée, dans des circonstances inexpliquées. Le souvenir de cet amour chevillé au corps, Mitch tente de comprendre ce qui s’est passé. Découvrant que Jean enquêtait sur la famille Kennedy, il s'aventure peu à peu dans un monde aussi dangereux que complexe : le cœur sombre de la politique américaine.
 
Sexe et manipulations, mensonges et assassinats… Dans cette histoire alternative, à mi-chemin entre 22/11/63 de Stephen King et les thrillers paranoïaques des années 1970, JFK semble avoir échappé à son destin. Mais pour combien de temps ?

R. J. Ellory est né en 1965 à Birmingham. Orphelin très jeune, il est élevé par sa grand-mère qui meurt alors qu’il est adolescent. Il est envoyé en pensionnat et c’est à cette période qu’il se découvre une véritable passion : la lecture. En dehors des périodes scolaires, il est livré à lui-même et se livre à de petits délits dont le braconnage, ce qui lui vaudra un séjour en prison. Cherchant une façon de s’exprimer artistiquement, R.J. Ellory monte d’abord un groupe de blues avant de se lancer dans la photographie.
Son goût pour la lecture l'amène également à s’intéresser à l’alphabétisation et à faire du bénévolat dans ce domaine. Parallèlement et alors qu’il n’a que 22 ans, il commence à écrire. La vingtaine de romans qu’il écrit entre 1987 et 1993 ne trouvent, malgré ses tentatives acharnées, aucun éditeur des deux côtés de l’Atlantique. Il devra attendre 2003 pour que Papillon de nuit soit publié par Orion.
Le succès est quasiment immédiat. Il obtient le prix Nouvel Obs/BibliObs du roman noir 2009 pour Seul le silence son premier roman publié en France qui devient rapidement un best-seller. À travers toute son œuvre, Roger Jon Ellory met en scène dans de sombres fresques une Amérique meurtrière et rongée par la culpabilité, loin de l'Angleterre qui l'a vu naître.

(Source SONATINE)

Grybouille,

Notre British préféré est de retour, avec une super idée pour son nouveau roman, partir d’un fait historique et réécrire l’histoire.
Mais pas n’importe quelle histoire, celle de JFK et à travers lui celle du Pouvoir avec un grand « P » d’un des plus charismatiques Présidents des États-Unis d’Amérique.

Le 23 novembre 1963, une balle de 6 millimètres est trouvée dans un immeuble du Dealey Plaza à Dallas par deux déménageurs…
Le 3 juillet 1964, deux amants dans une chambre, Judith et Jack…
« Combien de temps vais-je pouvoir  m’infliger ça ? » se demande Judith.
Le 4 juillet 1964, Mitchell Newman, journaliste, « Qu’aurait-il donné pour revenir en arrière et rejouer sa vie différemment ? »
Un coup de fils lui parvient, « Elle est morte, Mitchell… ma petite est morte… »
Le passé lui revient au visage, désespéré, hanté par des choix qui l’ont séparé de l’être aimé, habité par le besoin de comprendre, Mitchell part en quête…
« Qu’ils aillent se faire foutre… », dans quoi va-t-il mettre les pieds ?

« De telles réflexions ne devraient jamais sortir de l’endroit sombre d’où elles avaient fait surface. »

Que dire de plus ? Superbement écrit, un régal pour le lecteur et la lectrice, nous sommes au niveau de « Seul le silence » et « Vendetta » pour ne citer que ces deux grands romans.

Le roman à lire cet été assurément !

Bonne lecture et à bientôt,



samedi 8 octobre 2016

Un coeur sombre - R.J. Ellory


















Merci aux éditions Sonatine pour cette lecture et merci à R.J. Ellory de toujours offrir au lecteur des pépites du genre !




Un cœur SOMBRE
R. J. Ellory
Traduit de l’anglais par Fabrice POINTEAU


Combien de temps peut-on échapper à sa conscience ?

Sous sa façade respectable, Vincent Madigan, mauvais mari et mauvais père, est un homme que ses démons ont entraîné dans une spirale infernale. Aujourd’hui, il a touché le fond, et la grosse somme d’argent qu’il doit à Sandià, le roi de la pègre d’East Harlem, risque de compromettre son identité officielle, voire de lui coûter la vie. Il n’a plus le choix, il doit cette fois franchir la ligne jaune et monter un gros coup pour pouvoir prendre un nouveau départ. Il décide donc de braquer 400 000 dollars dans une des planques de Sandià. Mais les choses tournent très mal, il doit se débarrasser de ses complices, et un enfant est blessé lors d’échanges de tirs. Comble de malchance, le NYPD confie l’enquête à la dernière personne qu’il aurait souhaité. Rongé par l’angoisse et la culpabilité, Madigan va s’engager sur la dernière voie qu’il lui reste : celle d’une impossible rédemption.

Jamais l’expression d’anti-héros n’aura été aussi pertinente. Avec ce portrait passionnant et sans concession, R. J. Ellory creuse au plus profond de la conscience d’un homme au cœur sombre pris dans une spirale de violence, pour tenter d’en faire resurgir toute l’humanité enfouie. Le bien et le mal, l’innocence et la culpabilité sont en effet si intimement mêlés en Vincent Madigan qu’il lui est devenu presque impossible de les distinguer. D’une écriture si puissante qu’on la ressent physiquement, ce long blues, aussi déchirant qu’une chanson de Tom Waits, aussi maîtrisé qu’un film de James Gray, réserve à son lecteur de tels rebondissements qu’il serait criminel d’en dévoiler plus ici.

(Source Éditions SONATINE)



R. J. Ellory,

Soit Roger Jon Ellory- est un écrivain britannique, auteur de romans policiers et de thrillers.

Orphelin très jeune, il grandit en pension, puis chez ses grands-parents, jusqu'à être incarcéré à 17 ans pour braconnage. Une fois sa peine purgée, il se lance dans la musique, tout en étudiant et lisant beaucoup: Tolkien, Stephen King...

Il devient un temps guitariste du groupe de rock "The Manta Rays", avant de se tourner vers la photographie. Il commence à écrire en 1987, mais il devra attendre 2003

(Source : BABELIO)

Grybouille,

En ouverture, voici les passages que le p’tit Duc a choisi pour vous afin de planter le décor. Je vous présente l’inspecteur Vincent Madigan de la brigade vols et homicides sur la corde raide…

« La vie n’était pas compliquée. Du moins, Madigan ne le pensait pas. Elle était simple. Prendre ou être pris. Manger ou être mangé. Tuer ou être tué. »

« Bon sang, à quel moment les choses se sont-elles mises à dérailler comme ça ! »

« J’ai foiré tellement de choses, dit-il. C’est pour ça que je sais à quel point les choses peuvent partir en couille. »

« Si le reste du monde s’en fout, pourquoi est-ce que je devrais m’en soucier ! »

Père absent, mari et amant peut fiable, policier véreux, nous découvrons l’inspecteur Madigan à la croisée des chemins et je préfère vous avertir tout de suite, les chemins sont boueux et parsemés d’ornières.
Le tout est saupoudré d’excitants, de calmants, de « clopes » et de doses de whiskies et de… mensonges !

Car c’est un fait, Vincent Madigan est le 4ème homme

En filigrane tout au cours de ma lecture, je me suis posé ces questions en compagnie du personnage principal : Peut-on revenir en arrière ?  Est-ce le bon chemin pour une rédemption réussie ? Les limites sont-elles déjà franchies ? Est-il trop tard ?

Dans cette spirale effrénée vers le pire, l’inspecteur Madigan  va entrainer les personnages qui vont croiser son chemin.
Madigan va-t-il réussir à remonter la pente ? À inverser le cours des événements ? À sauver ce qui peut encore l’être ?

Je vous vois intéressés.
Certains même voudront me voir faire des indiscrétions…
Et bien, non ! Le p’tit Duc sera inflexible, dur mais juste, devant vous il y a 489 pages d’un scénario « aux petits oignons » qui va ravir les plus exigeants.
Tiens c’est un « lapsus linguae », scénario, c’est vrai qu’en lisant ce très bon roman j’y ai pensé allant jusqu’à imaginer les acteurs qui pourraient jouer les personnages du livre.
D’ailleurs, en y réfléchissant bien, je trouve incroyable que nous n’ayons pas encore eu un livre de R.J Ellory porté à l’écran !


Les personnages, pas tous…

Dans le Yard, les destins se croisent sous les yeux de rapace de Dario Barrantes « Sandià », à la tête de son organisation, protégé par certains policiers « bienveillants », les trafics, la prostitution, les menaces  « Si les enfants grandissent sans père, il y aura des choses en eux qu’ils ne comprendront jamais. »

La famille Arias, Maribel, Isabella et Melissa, pour Isabella ce sera « Faites-moi sortir de là

Ducan Walsh, inspecteur aux affaires internes, « … j’ai l’intuition que quelque chose cloche mais je ne sais pas quoi ? »
Carole, la  compagne de Walsh, « Bon Dieu, je n’arrive même pas à comprendre. »

Alvin Bryant, le sergent du poste de police, « ça va Vincent ? »

Bernie Tomczak, « Hé, Vincent, c’est pas parce que tu me colles une raclée tous les lundis matins qu’on n’est plus amis. »

Vincent Madigan, « Peut-être que tout ce qui arrivera désormais sera la conséquence inévitable de toutes les emmerdes que j’ai provoquées.»

Et Groucho, Zeppo, Harpo….


La technique,

L’alternance des chapitres qui portent de l’action puis les raisonnements de Madigan ;
Le positionnement de l’action sur un quartier existant, le Yard ;
Le caractère de chaque personnage qui est analysé, pour rendre leur comportement humain ;
L’attention portée au déroulement de l’action, pour avoir un rendu crédible de l’histoire ;
La connaissance des méthodes de la police New-Yorkaise et des bandes ;
C’est royal, tout concourt à la réussite de ce très bon polar/Thriller de maitre R.J Ellory.


R.J Ellory nous livre une de ses productions dont il a le secret. Bien ficelé, techniquement imparable, créatif, personnages attachants, un coup au but, le p’tit Duc est à nouveau conquis, MERCI…

Vous avez une envie irrésistible d’un bon polar/thriller ?
Léa Touch Book vous le livre, c’est celui-ci, « Un cœur sombre » de Mister R.J Ellory.
Re, en y réfléchissant bien, encore, pourquoi Mister ? Pour nous, c’est Sir Ellory.

@ Bientôt chers tous,