Un grand merci aux éditions Nimrod ainsi qu'à Monsieur de Saint-Exupéry pour cette excellente lecture !
American
Sniper :
Chris Kyle est le sniper le plus redoutable de toute l’histoire
militaire américaine. Surnommé « Al-Shaitan » (le Diable) par ceux qu’il
traquait et « la Légende » par ses frères d’armes des Navy SEALs, il est
crédité de 255 ennemis tués.
Déployé à quatre reprises en Irak dans le cadre de l’opération Iraqi Freedom, il a été engagé dans les combats urbains les plus terribles du conflit : Fallouja, Ramadi ou encore Sadr City. Progressant au cœur des fournaises insurgées, investissant les maisons en tête des groupes d’assaut, protégeant ses camarades depuis son poste de tir, pris pour cible par les insurgés qui mirent sa tête à prix, Chris Kyle a été de toutes les batailles. Témoin des atrocités de la guerre et de la malveillance d’un ennemi fanatique, il livre un récit brut et dévoile au grand public son quotidien de SEAL et de sniper, mais aussi les conséquences de celui-ci sur sa vie personnelle.
Déployé à quatre reprises en Irak dans le cadre de l’opération Iraqi Freedom, il a été engagé dans les combats urbains les plus terribles du conflit : Fallouja, Ramadi ou encore Sadr City. Progressant au cœur des fournaises insurgées, investissant les maisons en tête des groupes d’assaut, protégeant ses camarades depuis son poste de tir, pris pour cible par les insurgés qui mirent sa tête à prix, Chris Kyle a été de toutes les batailles. Témoin des atrocités de la guerre et de la malveillance d’un ennemi fanatique, il livre un récit brut et dévoile au grand public son quotidien de SEAL et de sniper, mais aussi les conséquences de celui-ci sur sa vie personnelle.
(Source : Editions NIMROD)
Chris Kyle,
né Christopher Scott Kyle le 8 avril 1974 à Odessa et mort le 2 février 2013
près de Glen Rose au Texas, est un sous-officier et tireur d'élite de la marine
américaine, membre des SEALs.
(Source : Wikipédia)
Les éditions
Nimrod :
Créées en décembre 2005, les éditions Nimrod sont spécialisées
dans l'édition de documents ou récits militaires, "action thrillers"
et romans historiques.
(Source : Editions NIMROD)
Grybouille dans la
mire :
« Le patriotisme c'est
l'amour des siens, le nationalisme c'est la haine des autres » Romain Gary.
Si vous n’intégrez pas cela rapidement vous allez passer à côté c’est
sûr, car les Américains sont patriotes.. . Peu importe leurs origines et même s’il
existe des tensions communautaires dès qu’ils se fédèrent autour d’un projet,
d’une idée, se sentent agressés, ils sont tous Américains. Le « melting
pot » de vos cours d’anglais en 4ème.. .
Et encore cela serait une erreur, très répandue, de faire un exercice
d’analyse à froid des comportements des belligérants, une guerre est une guerre
un moment anormal où une chose compte tuer l’ennemi pour revenir en vie auprès
des siens.
Mais revenons au livre, cette biographie, est à l’origine du film
réalisé par ce monstre sacré qu’est Clint Eastwood après la défection d’un
autre monstre Spielberg. Mais gardez en tête qu’il s’agit d’une adaptation, le
scénario doit prendre en compte les « possibles » du cinéma.
Le livre lui relate les faits
sans aucune contrainte, la différence est là, énorme !
Le Texas, une famille que l’on qualifiera de classe moyenne, les Kyle.
Deux enfants, des garçons élevés dans le respect des valeurs des States :
Dieu ; Pays et Famille... des études universitaires... Pour se faire un
revenu d’étudiant un travail dans un ranch, une passion la vie de Cow-boy et au
loin une envie de devenir soldat.. .
Un soldat n’est pas forcément un guerrier, entre le défilé en ordre
serré et le combattant qui se réalise dans l’action il y a un monde.
En lisant ce livre je pense sincèrement que nous avons affaire à un
guerrier avec toute la grandeur et l’abnégation que l’on peut porter à une
cause, une certaine beauté du geste dans le don de soi en quelque sorte.
Et les travers dans l’absence de remise en question de certaines
valeurs inculquées qui s’apparente à de la manipulation par les gouvernants.
Chris s’engage, se sera dans la Navy, les SEALs, une troupe
d’élite, pouvait-il en être autrement ?
L’école de l’excellence dans leur domaine, toujours un peu plus, des
formateurs qui vous aiment et qui vous poussent à l’abandon, seuls doivent
rester la crème de la crème, rien de nouveau sous le soleil des unités
spéciales… Sauf que là ce n’est pas un roman c’est du vécu, cela donne toute sa
valeur à ce que nous lisons, c’est un témoignage.
Sortie de la machine à broyer il rencontre Taya, ils tombent amoureux,
s’aiment, s’embarquent dans une vie de couple. Parallèlement l’entrainement
continue, Chris passe les tests et est incorporé dans une Team (une unité
« in french »). Je vous laisse découvrir les bizutages
d’incorporation « made in SEALs », un peu limite…
Taya et Chris ont leur premier enfant et
quelques jours plus tard c’est le premier déploiement en Irak. Il est père mais
si peu…
Les moments de la vie de Taya viennent s’incruster dans le récit, en parallèle des événements
guerriers vécus par Chris. C’est très bien vu
car le contraste est saisissant, la guerre pour Chris et la vie dans un
pays en paix pour Taya…
Car le problème est là sous nos yeux, les États-Unis sont en guerre
mais à des milliers de kilomètres en Irak alors comment comprendre ces jeunes
hommes qui reviennent d’un autre monde, d’une autre époque ?
Encore plus fort ? Les coups de téléphone (satellite) de Chris
en pleine opération à son cœur Taya.
Un peu comme s’il était au bureau, « Excuse- moi Chérie, je
t’appelle entre deux coups de fusil » cela ne s’invente pas.
Cette technologie et les retours rapides sortant d’une zone de conflits
ne concourent pas à retrouver une vie normale au pays.
Ici pas de sas de décompression,
la veille au milieu des bombes, des frères d’armes qui s’écroulent, la peur, la
violence, l’adrénaline qui coule à gros flots dans les veines et quasiment le lendemain « Bonjour chérie, on mange
quoi au diner ? », un monde jeu vidéo…
Les nerfs craquent encore heureux, l’être humain est encore là sous la
carapace !
Et puis Taya, oui Taya immuable, pleine d’amour pour
son héros et ses enfants.
Solide et fragile à la fois, îlot de sécurité, courageuse, elle doit
tout supporter, pour lui, pour eux…
Ce n’est pas un film, c’est leurs vies.
Alors oui ce n’est pas de la grande littérature mais c’est terriblement humain, affreusement
réaliste, à lire parce que c’est comme cela que les conflits modernes se
construisent, broyant les êtres.
Un livre témoignage… Chris, un Texan droit dans ses bottes qui a combattu ses
démons et s’était encore plus ouvert aux autres en accompagnant le retour des
vétérans qui avaient souffert dans leurs chairs et dans leurs âmes.
Un formidable hommage à une vie
qui n’a pas été inutile.
Des passages :
Taya : « J’étais furieuse contre Chris, j’avais peur
pour lui et j’étais angoissée à l’idée d’élever un bébé et un enfant seule… » ;
« La peur et le soulagement
s’évacuaient dans un flot de paroles inintelligibles noyées dans des sanglots. »
Chris : « L’Irak
une odeur d’égouts, de sueur et de mort » ; « Tuer ces salopards avant qu’ils tuent l’un
de mes camarades » ; « Les
insurgés, combattants pour le djihad ou assassins au nom de Dieu, ils tuent les Américains
et les Musulmans qui n’étaient pas de leur obédience… » ; « Saddam est tombé, maintenant ils luttent
contre des groupes nationalistes musulmans. » ; « J’ai adoré tout ce que j’ai
fait ! »
Le père de Chris : « Je me fiche de savoir combien tu gagnes. Ça ne vaut rien si cela ne te
rend pas heureux ! »
Les insurgés : « Certains
pouvaient encaisser plusieurs balles sans rien sentir. Plus que la religion ou
l’adrénaline, et plus que la soif du sang, c’était la perspective du paradis
qui les faisait avancer. Ils se trouvaient
à mi-chemin du royaume des cieux, en tout cas dans leur tête ! » ;
« La consommation de drogues est
généralisée dans leurs rangs »
L’épilogue : Une Légende, malheureusement,
finit souvent comme cela.
« À l'issue de son procès ouvert le 15 février à Stephenville au Texas,
Eddie Ray Routh, l'homme accusé du meurtre de l'ancien tireur d'élite des Navy
Seals, Chris Kyle âgé de 37 ans, a été condamné mardi par le tribunal texan à
la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.
Cet ancien Marine passé par
l'Irak et Haïti âgé de 27 ans a été reconnu coupable du meurtre de «La Légende»
Chris Kyle, dont la vie a inspiré à Clint Eastwood le film American Sniper, et de son ami Chad
Littlefield. Eddie Ray Routh a été jugé pour avoir abattu à bout portant les
deux hommes sur un stand de tir situé non loin de Fort Worth en février
2013 ».
(Source Le Figaro.fr)
R.I.P Chris,
Courage à Taya qui est heureusement bien entourée,
Un coucou de France aux enfants,
@bientôt,
Grybouille du « Léa Touch Book », notre Team à nous.. .
J'avais beaucoup aimé le film et je suis curieuse de lire ce témoignage <3
RépondreSupprimerUne belle chronique, ce livre à l'air intéressant et sympa à lire :)
RépondreSupprimerCe roman va rejoindre ma PAL Grybouille... Tu as le don de nous faire découvrir des trésors, j'ai aimé le film mais je pense que le livre doit avoir une portée intimiste plus percutante ! :-)
RépondreSupprimerRoman autobiographique je précise ! (je suis pointilleux...)
SupprimerHou Hou, Ami Kevin, Chris s'est ouvert à nous tous avec ses contradictions mais aussi avec la plus grande honnêteté, pour cela nous lui devons le respect. Il restera une "légende" dans la grande lignée de ceux qui sont venus mourir sur nos plages pour que nous vivions libres dans une démocratie... Mais ce n'est que mon humble avis et son livre testament, @bientôt, Grybouille.
SupprimerJ'ai été très touchée par le film, peut-être que je lirai aussi le livre. Très belle chronique !
RépondreSupprimerIl a l'air pas mal. Le film en revanche, ne me tente pas plus que ça...
RépondreSupprimerCe n'est pas franchement mon genre de lecture habituel, mais devant tant d'enthousiasme, j'ai bien envie de me laisser tenter !
RépondreSupprimerJe n'ai pas l'habitude de ce genre de livre mais pourquoi pas! En tout cas je suis plus attirée par le roman que par le film !
RépondreSupprimerTu veux que je te dise, je ne lis pas ce genre de roman, mais là, j'ai juste envie d'aller l'acheter, une magnifique chronique ! Merci pour cette découverte !
RépondreSupprimerMoi non plus, je ne lis pas ce genre de romans... Je pense qu'ils sont plutôt destinés à un public masculin ...
RépondreSupprimerje lis rarement de livre sur des histoires vraies, mais celui-là pourrait me plaire, merci pour ton avis :)
RépondreSupprimerJ'ai vu seulement le film pour l'instant, et ce n'est pas le meilleur film du réalisateur que j'ai vu... Je ne l'ai pas trouvé assez subtil, trop "américain"... Mais je garderai un œil sur ce livre :) !
RépondreSupprimerPas le genre de livre vers lequel j'irai spontanément mais tu en parles bien !!
RépondreSupprimerEt j'adore la citation de Romain Gary...
Peut être que je verrai l'adaptation ciné, mais je ne pense pas me lancer dans le livre...
RépondreSupprimerJe meurs d'envie d'aller le regarder au cinéma, je dois y aller ce soir! Je serai juste déçue de ne pas avoir lu le livre avant, surtout après une chronique qui met en relief tout ce que j'aime !
RépondreSupprimerJe pense tout de même lire le livre, ce genre m'attire tellement !
J'ai vu le film, mais je ne savais pas qu'il y avait un livre. Je vais aller jeter un coup d'oeil alors! Merci pour la découverte!
RépondreSupprimerN'étant pas sorti convaincu de la salle de cinéma (et pourtant, je suis un fan du Clint Eastwood réalisateur), je serais parti prenant pour lire justement ce témoignage et ressentir un peu plus d'émotions par ses mots que par le détachement des images que j'ai perçu.
RépondreSupprimerTon viseur n'a pas failli, et tu nous livres, comme toujours, une chronique d'une grande adresse ! Merci d'avoir débusqué pour nous ce témoignage qui est à l'origine d'un film dont on entend beaucoup parler actuellement ;)
RépondreSupprimerJ'avais très envie de voir le film, mais encore plus de lire le livre! Ton avis me conforte dans cette idée!
RépondreSupprimerJe voulais voir le film mais je n'ai pas l'occasion. Je ne sais pas si je pourrais lire un livre sur le sujet mais ton avis me suffit ! Encore un très bon billet.
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